• XVIIè ET XVIIIè SIECLES : Les Acteurs


  • LEGENDESArmand Duplessis de Richelieu, originaire du Haut-Poitou, a vingt-trois ans lorsqu'il est nommé évêque de Luçon et parvient dans ce qu'il prétend être « l'évêché le plus crotté de France ».

    Il est vrai que villages et consciences ont été ravagés par les guerres.

    Il s'attelle à la tâche avec zèle et, promoteur de la contre-réforme, applique les principes décidés par le concile de Trente. Il fait restaurer la cathédrale et le palais épiscopal, fonde l'un des premiers séminaires de France, restaure l'ordre et la moralité dans le clergé et développe les ordres religieux pour lutter contre le calvinisme.

    Il démissionne de son poste en 1623, appelé à des responsabilités de la plus haute importance. Nommé cardinal en 1622, il devient en 1624 le principal ministre de Louis XIII, jusqu'à sa mort en 1642, qui précède d'un an seulement la mort du roi de France auquel son œuvre de remarquable homme d’État reste attaché.


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  • LEGENDESLouis-Marie Grignion de Montfort est un Breton d'origine, né en 1673 et qui suivit une carrière ecclésiastique assez laborieuse en s'appuyant toute sa vie durant sur deux pôles essentiels : l'aide aux pauvres et l'apostolat missionnaire.

    C'est le Pape lui-même qui, refusant le départ de Montfort pour le Canada, l'encourage à organiser des missions en France pour restaurer la foi dans les campagnes.

    Il se dévoue à cette œuvre dans l'ouest, en Bretagne, en Normandie, à Nantes, organisant des « missions », longues périodes d'offices, de prières et de récollections, souvent ponctuées d'actes matériels comme l'érection de calvaires (la tradition respectée du Père de Montfort a parsemé les paysages vendéens de centaines de croix depuis un siècle), auxquelles participent tous les habitants de paroisse qu'il galvanise par des cantiques dont il écrit les paroles sur des airs connus, voire des chansons grivoises.

    Jalousé le plus souvent par les prélats des villes où il officie, c'est dans le diocèse de La Rochelle qu'il reçoit le meilleur accueil et, par là, sur le territoire de la Vendée, dont il ramène les habitants, marqués par plus d'un siècle de calvinisme, à la religion catholique, y organisant les plus importantes de ses missions.

    S'usant au travail, il meurt en 1716 au cours de l'une d'elles, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, ville où il est enterré.


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