• XVIIè ET XVIIIè SIECLES

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    Bien que province à part entière, le Poitou est un peu oublié par la monarchie centralisatrice des XVIIe et XVIIIe siècles.

    Seules les conséquences des guerres de religion marquent encore la contrée.

    XVIIè ET XVIIIè SIECLESEn 1622 d'abord, lorsque les protestants, qui ont repris les armes sous la direction de Benjamin de Rohan, duc de Soubise, prennent Les Sables-d'Olonne et Talmont, et menacent de nouveau d'enflammer le pays. C'est Louis XIII lui-même qui vient combattre puis vaincre dans les marais de Riez et séjourne alors à Apremont.

    Le siège de La Rochelle achève de réduire les forces des réformés.

    XVIIè ET XVIIIè SIECLESCette nouvelle insurrection des nobles bas-poitevins entraîne la destruction de beaucoup des forteresses du Moyen-Âge (et même parfois de châteaux plus récents) décidée par le ministre Richelieu qui connaît bien son ancien évêché de Luçon. Talmont, Tiffauges, Commequiers, par exemple, sont ainsi démantelés.

    Les protestants, dont l'importance politique et militaire venait d'être anéantie, gardèrent cependant durant quelques décennies la liberté de pratiquer leur culte.

     

    Mais avec l'avènement de Louis XIV, qui ne conçoit d'autre religion que la sienne, ils sont de nouveau persécutés par les dragonnades. Les Huguenots se retirent dans des lieux isolés pour célébrer leurs offices : ce sont les assemblées du Désert (certains lieux-dits en conservent encore le souvenir).

    En 1685, Louis XIV révoque l’édit de Nantes par l’édit de Fontainebleau, supprimant officiellement la religion protestante : beaucoup se réfugient dans la clandestinité, mais nombreux sont ceux qui préfèrent s'exiler et faire souche aux Pays-Bas ou en Allemagne.

    Ces évènements ont marqué la Vendée de deux personnages prestigieux. L'un au destin national, le cardinal de Richelieu, l'autre, véritable missionnaire de l'après-calvinisme, le père Grignion de Montfort.

    Pour le reste, les XVIle et XVllle sont des siècles de prospérité pour la Vendée.

    L'assèchement des marais qui a repris, l'essor du port des Sables et le nouvel élan d'urbanisme de Fontenay-le-Comte, une expansion de la démographie, le développement de quelques manufactures textiles et l'amélioration des grands chemins royaux, n'effacent pas tout à fait l'immobilisme de la société rurale d'Ancien Régime gérée par la paroisse et la seigneurie.