• TROUBLES REVOLUTIONNAIRES : Les Généraux Vendéens

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    LES GENERAUX VENDEENS

    L'Armée catholique et royale, dite la Grande Armée est le nom de l'armée insurgée vendéenne pendant la guerre de Vendée.

    Les révoltés ignorant l’art de la guerre, s’adressent à des nobliaux locaux pour se mettre à leur tête et c’est ainsi que naissent les 3 armées catholiques et royales, commandées par Bonchamps dans les Mauges, Cathelineau et d’Elbée dans le bocage et de Charrette dans le Marais et sur la côte.

    De Charrette, quand les révoltés se présentent à sa demeure pour qu’il se mette à leur tête, essaya de se dérober et devant l’insistance de ces visiteurs, il leur déclara : « Nous allons tous mourir mais puisque vous le voulez, allons-y… ».

    Une précision utile : le terme CHOUAN ne s’applique pas aux insurgés de Vendée. Les Chouans opèrent au nord de la Loire et en Bretagne, et ils ont, pratiquement, une armée régulière, du moins permanente.

    Les insurgés Vendéens prennent le titre d’armée Catholique et Royale et les effectifs fluctuent en fonction des moissons et des divers travaux domestiques qui nécessitent la présence du chef de famille.

  • Jacques Cathelineau (né le 5 janvier 1759, mort le 14 juillet 1793), du Pin en Mauges


    SOURCES

    Jacques Cathelineau grandit dans une famille roturière très croyante. Il se marie, le 4 Février 1777, avec Louise Godin. De cette union, dix enfants vont naître, dont cinq trouveront la mort dans leur première année.

    Ancien colporteur et sacristain de sa paroisse. 

    Très pieux, il fut surnommé "Saint de l'Anjou", tellement son investissement était grand dans cette fonction.Il a ainsi pris la tête des processions réclamant le retour des prêtres réfractaires.

    Jacques Cathelineau est entraîné dans l'insurrection par son curé l'abbé Cantiteau. C'est poussé par ce prêtre militant que Jacques Cathelineau, qui avait alors trente-cinq ans, qui était père de famille et, par conséquent exempté de la levée proclamée par la Convention, prit les armes.

    Le 10 mars 1793, l'autorité républicaine vient tirer au sort le nom de ceux qui partiront sur le front.Les jeunes gens du district de Saint-Florent-le-Vieil rassemblés pour tirer au sort, se soulevèrent contre l'autorité, battirent et dispersèrent la force armée, puis retournèrent tranquillement chez eux. 

    Cathelineau, instruit de ces événements, abandonne sa chaumière, rassemble ses voisins et les persuade que le seul moyen de se soustraire au châtiment qui les attend est de prendre ouvertement les armes et de chasser les républicains. Il recrute 27 jeunes gens armés à la hâte.

    Il prend le village de Jallais qui était gardé par 80 républicains et un canon. Cet exploit attire de nombreux villageois qui ont envie de se battre sous les ordres de Cathelineau.

    C'est avec 3.000 hommes qu'il va prendre la ville de Cholet. Battu à Fontenay Le Comte, il prend sa revanche à Montreuil et Saumur.

    Après la prise de cette dernière ville, l'insurrection avait pris un tel degré d'importance que les chefs royalistes crurent devoir, pour assurer l'accord dans leurs opérations, confier le commandement à un seul.

    SOURCESTrès aimé des troupes, il fut proclamé par Louis Marie de Lescure et Maurice-Louis-Joseph Gigot d'Elbée généralissime de l'Armée catholique et royale par l'assemblée des chefs vendéens le 12 juin 1793, une façon peut-être de flatter les masses paysannes qui constituaient l'essentiel de l'armée en mettant un de leurs représentants à leur tête.

    Madame de La Bouère, dans ses mémoires, nous raconte cette élection :

    « Ce fut à Saumur, le 12 Juin, que le commandement en chef de l’armée fut dévolu à Cathelineau, d’après le vœu général de l’armée. L’insurrection avait commencé par le peuple, il était juste de nommer un de ses membres. On ne pouvait mieux choisir, Cathelineau avait la confiance de tout le monde et la méritait pas sa bravoure, sa prudence et son coup d’œil juste dans les combats. Malheureusement, il n’a pas été longtemps dans ce grade, sa mort ouvrit la porte à la jalousie. Jusque-là, chaque chef était indépendant et ne se réunissait aux autres qu’à son gré ; la réunion faite, tout se décidait à la pluralité des voix. »

    Après avoir pris Angers sans difficulté le 23 juin, l'Armée catholique et royale fut menée à l'attaque de Nantes, le 29 juin. Le nouveau généralissime se présenta, devant la ville de Nantes, à la tête de 40 000 hommes, tandis que Charette devait le seconder avec 10 000 insurgés du Pays de Retz et du bas-Poitou. Mais cette expédition était mal combinée, elle vint échouer contre les efforts des habitants et d'une garnison de 12 000 hommes.

    Le 29, Jacques Cathelineau, qui attaquait la porte de Rennes, pénétra jusqu'à la place Viarme où un coup de feu, tiré d'une fenêtre, le blessa mortellement. Voyant leur chef grièvement frappé, les Vendéens reculèrent et furent défaits.

    Transporté mourant à Saint-Florent-le-Vieil, il ne put être soigné correctement ; la gangrène le prit et il mourut de ses blessures le14 juillet 1793. Sa dépouille gît en la chapelle Saint-Charles à Saint-Florent-Le-Vieil (Maine-et-Loire).

    Il est prié comme un Saint homme.


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  • Charles Augustin de Royrand, né en 1731 et mort en 1793, est un militaire français, connu pour être le plus âgé des chefs vendéens.

    Lieutenant colonel en retraite depuis 1785, il habitait un château près de Saint-Fulgent lorsqu’éclata la guerre de Vendée.

    Il fut proclamé général en chef de la première armée, car le plus âgé des gentilhommes poitevins qui avaient pris les armes.

    Cette armée prit le nom d’Armée catholique et royale. La grande Armée catholique et royale formée, Charles Augustin de Royrand et ses lieutenants se subordonnèrent à ceux-ci.

    Il devint un des quatre généraux adjoints à d'Elbée quand celui-ci fut nommé général en chef.

    Il combattit avec courage pendant sept mois dans des conditions extrêmement difficiles et succomba à ses blessures le 5 novembre 1793.


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  • Louis Esprit, chevalier de Sapinaud de Bois-Huguet, dit Sapinaud de La Verrie 

    (1738, mort le 25 juillet1793)

    LES GENERAUX VENDEENSLe chevalier Charles Sapinaud de la Verrie fut l'un des premiers chefs de la Vendée et assura le commandement de la première Armée catholique et royale.

    Il battit le général républicain Marcé, donnant à ses troupes leurs premières victoires.

    Tombé aux mains des Bleus, il fut mis à mort le 25 juillet 1793, prés du Pont Charon.


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  • Charles Henri Félicité Sapinaud de la Rairie (né le 30 décembre 1760, mort le 12 août 1829), de la Gaubretière


    LES GENERAUX VENDEENSCharles-Henri-Félicité Sapinaud de la Rairie est né le 30 décembre 1760 au château du Sourdis, à la Gaubretière (non loin des Herbiers), en Vendée. Il s'engage dans l'armée et devient à 18 ans cadet gentilhomme du régiment de Foix. En 1789, alors qu'il a atteint le grade de lieutenant, il donne sa démission. Rentré chez lui à la Gaubretière, il devient à 29 ans le premier maire de sa commune

    Au début du mois de mars 1793, Sapinaud de la Verrie, son oncle, prend la tête de l'armée du centre aux côtés de Royrand . Son neveu, sert sous ses ordres. Pendant 5 mois, soit jusqu'à sa mort, Sapinaud de la Verrie dirige l'offensive contre les républicains. Il occupe les villes de Tiffauges, Mortagne, les Herbiers et rallie les angevins pour constituer la grande armée. Il tombe après la première défaite devant luçon, à Pont Charron le 15 août 1793.

    Après la mort de son oncle, Charles Sapinaud de la Rairie reprend le poste laissé vacant au côté de Royrand. A la tête de l'armée du Centre il est officier divisionnaire. Il est de toutes les batailles. En octobre 1793, il passe la Loire et s'enfonce dans la virée de galerne. Après la bataille du Mans, il est séparé de ses compagnons d'armes et ne peut continuer les combats outre Loire avec eux. 

    En 1794, de retour en Vendée, il reprend la tête de l'armée du centre. Avec Stofflet dans les Mauges et Marigny dans le bocage, il combat les colonnes infernales de Turreau.

    En mai 1794, le conseil militaire condamne Marigny à mort pour trahison, contre l'avis de Sapinaud. Alors que Stofflet et Charette condamnent à mort leur rival pour le stopper dans sa course au poste de généralissime, Sapinaud, lui, refuse de le condamner à mort pour la seule raison qu'il gêne l'ambition des deux hommes. Des trois généraux qui dirigent à ce moment là la Vendée, Sapinaud est le seul qui ne soit pas dévoré par l'ambition et le seul qui fait passer l'intérêt des Vendéens avant le sien.

    En février 1795, Sapinaud signe, comme tous les généraux vendéens exception faite de Stofflet, l'accord de paix de la Jaunaye. En juin Charette rompt l'accord et reprend les armes. Le conflit reprend, et Sapinaud à son tour repart en guerre au mois d'octobre. Mais rapidement son armée se disloque.  En janvier 1796, il ne lui reste plus que quelques fidèles soldats. Sapinaud cesse les combats, il se soumet quelques mois plus tard, le 4 juin 1796.

    En 1797, il épouse Marie-Louise Charette, qui comme son nom le laisse supposer est parente du général. Elle est la fille de son cousin.

    Bien que la guerre soit  terminée, Sapinaud n'en reste pas moins royaliste. En 1814, il est nommé général du roi. Pendant les cent jours, il essaie de reformer l'armée du centre, au côté de Louis de la Rochejaquelein . Après la mort de celui-ci, il devient le nouveau généralissime. Sous la Restauration, il devient duc, puis Pair de France.

     Il meurt chez lui, à la Gaubretière le 12 août 1829, il a 69 ans.


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  • Antoine Philippe de la Trémoïlle Prince de Talmont (né le 27 septembre 1765, mort le )

     

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    Aux premières heures de la révolution, il entre en relation avec le marquis de la Rouërie puis émigre et devient aide de camp du comte d' Artois.

    Rentré en France, il rejoint les Vendéens qui le nomment commandant de la cavalerie de l'Armée Catholique et Royale.


    Au cours de la Virée de Galerne, il dirige l'attaque qui conduit à la prise de Fougères après la défaite du Mans, il veut rejoindre Jean Chouan lorsqu'il est arrêté au moulin de Malagra le 30 Décembre 1793.

    Conduit à Rennes, il est condamné à être guillotiné à Laval devant son château . Sa tête sera ensuite attachée à la grille.


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  • Jean-Nicolas Stofflet (né le 3 février 1753, mort le 25 février 1796), de Maulevrier


    Il restera longtemps simple soldat dans un régiment français en Suisse. 

    Il rejoint les vendéens qui ont décider de défendre leur religion. Il se bat à Fontenay Le Comte, Saumur, Angers, Cholet sous le commandement de d'Elbée.

    En 1794, il succéde à La Rochejaquelein comme général en chef. En 1795, il reprend les armes et viole le traité pour le compte du futur Louis XVIII. Il est repris pour les républicains et fusillé.

    On retiendra de Stofflet que c'était un homme dur et froid, plein d'ambitions et peu aimé de ses hommes.


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  • Maurice Joseph Louis Gigost d'Elbée (né le 21 mars 1752, mort le 6 janvier 1794), de Beaupréau


    D'origine allemande, il fût naturalisé en 1777. Il atteind le grade de lieutenant dans la cavalerie.

    Il prend sa retraite en 1783.

    En 1793, les paysans décident de le prendre comme chef.Il servit d'abord sous Cathelineau. Il participa aux batailles de Luçon.

    A Cholet, il est blessé grievement et est enmené à Noimoutier. Les républicains qui tenaient l'île l'enmene sur la place publique dans un fauteuil. Les 14 blessures de d'Elbée ne lui permettant pas de se tenir debout. Il sera fusillé dans cette position.

    Ses soldats l'avaient nommé général "la providence".

    Humble et très éffacé il fût longtemps oublié des historiens. Turreau le général républicains dit avoir vu à plusieurs reprises des soldats pleurer en entendant prononcer le nom de : D'Elbée.

     

    LEGENDES

    Interrogatoire d'Elbée (retranscrit par un officier supérieur des armées de la République habitant dans la Vendée avant les troubles) 

    1 - Son nom, son âge, ses qualité, profession et demeuré

    Je me nomme Maurice-Joseph-Louis Gigost d'Elbée j'ai quarante-un ans je suis né à Dresde en Saxe et naturalisé Français en 1757 ; ancien lieutenant de cavalerie du cinquième régiment des chevau-légers. J'ai servi en France jusqu'en 1783. Je vivais depuis retiré à Beaupreau, district de Saint-Florent. 

    2 - Quel motif l'a déterminé à s'armer contre son pays

    Je n'eusse point pris les armes contre mon pays, si je n'eusse point été contraint cependant on n'a point employé la violence, parce que je n'ai, à la vérité, opposé aucune résistance. Le 13 mars 1793, j'acceptais le commandement d'environ deux mille hommes rassemblés sur là place de Beaupreau et ne fis d'abord d'autres dispositions militaires que pour la garde de ce poste et des paroisses circorivoisines. 

    3 - A quel rassemblement il se joignit lui et ses deux mille hommes

    Il existait une autre armée commandée par Cathelineau et Stofflet à laquelle je me joignis. Cette armée portait le nom d'armée catholique ou grande armée.

    4 - Quel était le but de la guerre que ces rebelles avaient entreprise 

    Dans le principe, le but des rebelles en entreprenant cette guerre, ne fut que de se soustraire à la levée des troupes républicaines, destinées à défendre les frontières. Il devint bientôt après celui de défendre le trône et le clergé. 

    5 - S'il avait émigré

    Oui, j'ai émigré à Worms, au commencement de novembre (1791) ; et je rentrai en France, conformément à la loi sur les émigrés, le 3o avril 1792. 

    6 - S'il avait des parents émigrés, et quelle était et où était sa famille

    Je n'ai vu qu'un de mes parents émigrés, que je ne connaissais point, et quelques alliés de ma femme, que je ne connaissais pas plus, et avec qui je n'avais aucune relation. Je n'ai maintenant aucuns parents en France que la famille de ma femme. Le 18 octobre 1793, je laissais à Saint-Remi en Mauge, entre les mains de la femme Castillon, demeurant habitueillement à Maulevrier, un fils non nommé né le 12 mars 1793. 

    7 - Quel grade il avait dans l'armée des rebelles

    Je ne fus d'abord que commandant du rassemblement de Beaupreau; mais depuis, je fus nommé général en chef des armées catholiques. 

    8 - S'il avait connaissance que les chefs ou autres agents des rebelles aient entretenu des correspondance avec les puissances étrangères, particulièrement avec l'Angleterre; s'il en 
    avait obtenu des secours

    Dès le mois d'avril 1 793 j'avais signé une commission au citoyen Guerry, habitant de Tiffauge avec plein pouvoir d'aller demander de la poudre à la cour d'Espagne ou à celle de Londres. Il fut arrêté à Noirmoutier, et sa mission n'eut pas lieu.

    Depuis ce temps moi et les chefs de l'armée catholique, avons répondu aux questions qui nous ont été faites et présentées, de la part du ministère anglais, trois reprises différentes. Il demandait quelles étaient nos forces, quelles étaient nos prétentions, notre but, nos moyens, et quels pourraient être les secours que on pourrait donner ? 
    Ledit cabinet faisant toujours affirmer par ses agens qu'il ne fallait pas compter sur des secours en hommes.Nous nous sommes bornés demander de la poudre et la rentrée des émigrés français et à dire que du numéraire effectif que l'on pourrait changer contre du papier national Nous serait très avantageux. Nous ne reçûmes depuis aucun de ces secours et même point de réponse. Vers la fin du mois dernier, j'ai signe une nouvelle demandé de poudre et de quelques canons ; j'ignore quel en sera le résultat. Cette demande fut portée par la Robrie, aide-de-camp de Charrette. 

    9 - S'il n'avait pas, de concert avec les autres chefs, conservé particulièrement quelques correspondances avec quelques citoyens ou quelques corps administratifs, depuis qu'il était dans l'armée des rebelles ?

    Non. 

    10 - Si le conseil de guerre des rebelles, ainsi que les comités particuliers ét le conseil supérieur de Cbâtillon n'avaient pas de relation avec quelque corps administratif ; ou si quelques citoyens qui n'étaient pas dans leur armée, leur donnaient des renseignements et toutes tes connaissances qui pouvaient leur être utiles

    Je n'en ai aucune connaissance ; je sais seulement que vos papiers publics, et je crois un bulletin qui venait de Saumur, parvenaient au conseil supérieur. J'ignore quel était leur moyen pour se les procurer. Un des membres m'a dit avoir trouvé un moyen de faire parvenir jusqu'au club des jacobins, à Paris, une proclamation ; j'ignore ce moyen. 

    11 - Si les chefs de la force publique attachés à la république, n'avaient pas secondé leurs projets par quelque trahison si eux-mêmes ne les avaient pas invités à livrer telle ou telle place ou à les servir par. quelques moyens s'il n'avaient par cherché à corrompre nos soldats ?

    Non, moi je n'ai jamais cherché à gagner vos soldats ; je n'ai jamais cherché à corrompre vos soldats je n'ai jamais cherché à gagner vos généraux ni vos administrations, ni n'ai en de correspondance avec eux. Je n'ai eu aucune connaissance que les autres chefs aient cherché à le faire. 

    12 - S'il n'y avait pas eu un centre de conjuration à Niort

    Non. 

    13 - S'il n'avait pas connaissance que l'armée catholique ait caché, lors ou avant son passage, de la Loire des canons, des fusils, des munitions et même de l'argenterie s'il savait où étaient ces dépôts

    Non. 

    14 - S'il n'avait aucune relation à Paris. S'il n'avait pas connaissance que quelques membres de la Convention aient secondé leurs projets, ou entretenu avec, des chefs ou autres agents quelque correspondance ?

    Je n'ai jamais eu aucune correspondance à Paris depuis le commencement de cette guerre. Je n'ai jamais connu de membre de la Convention que Bourdon. Je ne lui ai jamais écrit et n'ai eu aucune relation avec lui. 

    15 - S'il n'agissait pas de concert. avec les rebelles du Calvados, et si Wimpfen ou Puisaye n'avaient jamais concerté avec eux des projets de contre-révolution

    J'ignore entièrement quels étaient leurs projets et leurs forces. Je n'ai jamais agit de concert avec eux. 


    16 - S'il n'avait point eu d'intelligences dans quelques-unes de nos places particulièrement à Nantes

    Non je sais seulement qu'il y devait être fait un emprunt de trois cent mille francs. 

    17 - Quelles étaient leurs intentions en attaquant cette place?

    Nous voulions, si nous eussions réussi dans l'attaque de Nantes, nous défendre dans le pays et nous y maintenir autant que nous eussions pu avoir la Loire pour barrière au-dessous de Saumur. Notre conseil provisoire transporte, soit â Angers, soit à Nantes, eût gouverné jusqu'à extinction de l'un ou de l'autre parti, jusqu'à ce qu'un gouvernement général eût fait place à celui-là. 

    18 - Quels étaient ses principes sur le gouvernement?

    Je jure sur mon honneur que, malgré que je désirasse sincèrement et vraiment le gouvernement monarchique réduit à ses vrais principes et à sa juste autorité, je n'avais aucun projet particulier, et aurais vécu en citoyen paisible, sous quelque gouvernement que ce fût, pourvu qu'il eût assure ma tranquillité et le libre exercice, au moins toléré, du culte religieux que j'ai toujours professé. Je dis plus; j'aurais employé tous les moyens qui auraient été en mou pouvoir, pour faire adopter les mêmes principes à tous ceux sur l'esprit desquels j'aurais pu avoir de l'ascendant. 

    19 - S'il avait jamais eu l'intention de marcher sur Paris, et quels moyens il comptait employer à l'appui de ses projets

    Moi, je n'ai jamais conçu ni les projets, ni les moyens. 

    20 - S'il savait quelles pouvaient être encore les forces commandées par Charette, leurs munitions etc

    Je n'en ai aucune connaissance. 

    21 - S'il connaissait les projets de l'armée catholique en se portant au delà de la Loire, et s'il était imbu de leurs succès et de leurs révers de leurs mouvements et de leurs projets ?

    On m'a caché ce projet. Seulement on m'a demandé de faire assurer, par trois mille hommes choisis, le passage de la Loire, pour nous retirer en Bretagne, en cas que nous ne pussions plus tenir sur la rive gauche de la Loire mais je soupçonne qu'il y avait un plan formé par quelques officiers nommés, et qu'ils ont exécuté au moment ou ma blessure et la mort de Boncharhps leur en ont laissé les moyens. Je n'ai eu depuis ce temps aucune correspondance avec eux. 

    22 - Quels moyens il pouvait concevoir pour pacifier la Vendée ?

    Une amnistie générale, les prêtres réfractaires non compris laissant leur tolérance à la discrétion des agens que l'on emploîrait pour pacifier avec recommandation très-expresse à  ces mêmes agents de les surveiller et faire surveiller avec un soin extrême, et de ne souffrir aucun exalté. Avoir, par district, un agent sûr, aimé et connu des rebelles, qui travaillerait avec les membres de son district, et rendrait compte à l'agent général, et au député chargé de la pacification.

    Je suis si peu ennemi du système républicain, que, si l'on veut surseoir mon exécution, jusqu'à ce que ce projet soit au point que l'on n'ait plus besoin de moi j'offre d'y travailler sous telle surveillance que ce soit. J'offre de pacifier les districts de Montaigu, Chollet, Saint-Florent, une grande partie de celui de Vihiers sinon la totalité ; mais il est essentiel que j'aie pour agents généraux le citoyen Boisy dans le district de Montaigu et le citoyen Duhoux, dans celui de Saint-Florent.

    II serait aussi très essentiel de fixer un délai et des bureaux de change pour convertir les assignats royaux en républicains ayant cours ; laissant de plus ta commission au commissaire du peuple et au principal agent de faire à la Convention, département et district, toutes les demandes qu'ils jugeront convenables m'obligeant, si l'on m'emploie à ne pas écrire un mot que je ne soumette a la révision du surveillant que l'on m'indiquera. 

    " Fait à l'île de la Montagne (Noirmoutier), ce 20 nivose de 
    l'an 2 de la république (9 janvier 1794) " Signé d'ELBÉE. 

    Plus bas est écrit ,1 janvier 1794  a Signé d'ELBÉE. Ledit d'Elbée a été condamné à mort par la commission militaire, et a été exécuté sur la place de l'ile de la Montagne


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  • Charles Melchior Artus, marquis de Bonchamps (né en 1760, mort le 18 octobre 1793), de Saint Florent le Vieil


    Militaire il servit avec distinction sur les terres américaines.

    Les insurgés vendéens viennent le chercher pour prendre leur tête.

    Il obtient des succés à Bressuires et Thouars mais échoue à Nantes. Il récupéra chariots, canons, ambulances et armes aux républicains. Il est mit en déroute pres de Montaigu.
     

    En octobre, à Cholet 24.000 républicains font se battre contre 40.000 vendéens très mal armés. 8.000 insurgés vont périr. Bonchamps decide de libérer 5.000 prisonniers républicains et de leur laisser la vie sauve.

    Il fût tué le même jour. Les républicains lui tranchérent la tête et l'envoyèrent à la convention.

    Le fils de l'un des prisonnier libéré par Bonchamps va ériger une statue à sa mémoire nommée : "Le pardon de Bonchamps".


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  • Jacques Nicolas Fleuriot de La Fleuriais, né à Ancenis le 30 octobre 1738 mort le 20 octobre 1824.

    Sous l'ancien régime, il servit tout d'abord dans l'armée royale où il devint capitaine de cavalerie en 1780, il fut également fait chevalier de Saint-Louis puis fut nommé maréchal des logis aux gardes du corps du roi en 1785.

    Lorsque la guerre de Vendée éclata, il rejoignit rapidement le camp royaliste, où il devint le second de Charles de Bonchamps.

    Mais après la mort de celui-ci il combattit sous les ordres de Stofflet. Il participa ensuite à la Virée de Galerne mais suite à la traversée de la Loire àAncenis de La Rochejaquelein et de Stofflet les Blancs se retrouvèrent coupés de leurs chefs.

    Fleuriot, préféré au Prince de Talmont, prit donc la tête de ce qui restait de l'armée vendéenne. Il la conduisit à Blain puis à Savenay dans le but de faire traverser la Loire à ses hommes.

    Toutefois, les républicains les rattrapèrent et les massacrèrent à la bataille de Savenay. Fleuriot parvint à échapper au massacre, à traverser la Loire et à rejoindre l'armée de Charette, sous les ordres duquel il servit.

    Il survécu à la suite de la guerre et mourut en 1824


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  • Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein (né le 30 août 1772, mort le 28 janvier 1794), de Saint Aubin de Baubigné.


    Il fit ses études à l'école militaire de Soréze.

    En 1793, un paysan vient le chercher en lui apprenant que les villageois voulait s'insurger. Armé de 2 pistolets, La Rochejaquelein arrive sur le terrain de la guerre, des milliers de paysans le proclament chef.

    Il dira la fameuse phrase :
    « Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J'ai d'ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience ; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l'ennemi : si j'avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ;si je meurs, vengez-moi. »
     

    Il s'empare de l'artillerie des républicains qui venaient d'entrer en Vendée. Il partage avec les autres groupes vendéens les munitions qu'il vient de capturer. Il réunit 18.000 hommes et bloque les républicains durant 3 mois de l'autre coté de la Loire. Puis il fait rendre les armes aux républicains. Il acheva la déroute des républicains à Fontenay Le Comte.

    A Saumur, sa hargne l'emmene sabre à la main, carabine en bandouliére, suivi d'un seul officier. Il pénétre dans les rues de la ville. Il évite les balles et abat plusieurs soldats républicains. D'un coup de sabre il renverse à ses pieds un dragon. En 5 jours de combat, il fît 12.000 prisonniers, prit des munitions et des pièces de cannons. Il sauva l'armée royale et les troupes d'élite à Luçon. A Chantonnay il détruit entiérement l'armée républicaine.

    Lescure blessé à mort le nomme Général en chef. Il est desormais à la tête de 30.000 hommes et fait route sur Rennes. Les vendéens demandent à revenir sur leur terre natale. Attendant les anglais qui n'arrivérent jamais, les troupes firent demi tour. Durant toute leur retraite, les républicains attaquent, jusqu'à 22h d'affilé. En novembre, La Rochejaquelein se dirige sur Laval. Avec quelques cavaliers, il détourne un pont et sauve l'armée entiére. Il prend Le Mans.

    Puis il décide de rejoindre Charette en marchant vers lui. Mais les colonnes infernales sont de plus en plus violentes et l'obligent à camper dans une forêt avec ses troupes. Durant tout l'hiver il se borna à couper les communications entre troupes républicaines. Il sequestra un adjudant général républicains sur lequel il trouva un ordre de fusiller tous paysans vendéens.Voyant une troupe républicaine incendier un village, il les entoura. Certains moururent dans leur propre feu.

    L'un des républicains faisant mine de déposer les armes aux pieds de la Rochejaquelein, décide de lui tirer une balle en plein front. Le soldat républicain se fait abattre de suite mais la Rochejaquelein s'éfondra aussitôt : mort.

    Stofflet qui ne veut pas que les républicains emporte le corps de La Rochejaquelein et s'en servent de trophée, décide de le mettre à nu et de lui défigurer le visage avec son sabre. Stofflet, laminera le visage de son ami en sanglotant "j'ai perdu ce que j'avais de plus cher au monde".

    En 18 mois La Rochejacquelein aura emporté 16 victoires.


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