• TROUBLES REVOLUTIONNAIRES : La Terreur

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    La Terreur est le nom par lequel on désigne deux périodes de la Révolution française au cours desquelles la France est gouvernée par un pouvoir d’exception reposant sur la force, l’illégalité et la répression ; elle est principalement politique et répressive.

    TROUBLES REVOLUTIONNAIRES : La TerreurOn distingue deux périodes « visibles » de Terreur :

    La première débute par la chute de la royauté, le 10 août 1792, et prend fin avec la réunion de la première session de la Convention nationale le 20 septembre 1792 et surtout avec la victoire de Valmy, acquise le même jour et connue à Paris le lendemain. Elle voit la création des institutions qui vont ouvrir la voie à la Terreur : un tribunal criminel extraordinaire est institué le 17 août 1792 — première ébauche du Tribunal révolutionnaire — il est chargé de juger, sans possibilité de pourvoi en cassation, les auteurs des « crimes » du 10 août et de tous les participants au complot de la Cour

    La seconde période débute par l’élimination des députés girondins avec les journées d’émeute des 31 mai et 2 juin 1793, et s'achève par l’élimination des Robespierristes, du 27 au 30 juillet 1794 . À partir de la mise en application de la loi du 10 juin 1794, cette seconde période est appelée la « Grande Terreur ».

     

  • Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et janvier 1794 à Nantes.

     

    TROUBLES REVOLUTIONNAIRES : Récits et Légendes

    Pendant cette brève période, des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République, notamment des personnes d'Église, ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier.

    Dans le terrorisme appliqué aux provinces, Carrier peut être tenu pour un esprit original.

    La guillotine est lente, la fusillade - dont on a fort usé déjà - fait trop de bruit.

    Or il faut déblayer les prisons de Nantes qui regorgent et où s'est insinué le typhus. Pour les vider, la Loire est là, si large, par endroits si profonde, et dont les tourbillons sont si « officieux ».

     

    Les premières noyades, organisées notamment par Guillaume Lamberty et ses hommes, concernent les prêtres réfractaires : dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793, un ponton contenant quatre-vingt dix prêtres réfractaires, initialement condamnés à la déportation, est coulé dans le fleuve ; trois survivants sont repêchés par un navire de guerre, et remis aux autorités : ils sont noyés à l’entrée de l’estuaire avec une deuxième fournée de cinquante-huit prêtres arrivés d’Angers.

    TROUBLES REVOLUTIONNAIRES : Récits et LégendesLa troisième de ces « déportations verticales » (comme Carrier se plaisait à les nommer) a lieu dans la nuit du 14 au 15 décembre : cent vingt-neuf détenus, pris au hasard dans les prisons par les sbires de Carrier ivres, sont attachés deux par deux sur une embarcation coulée au bout de l’île Cheviré.

    Le 23 décembre, ce sont huit cents individus, sur deux bateaux, qui sont noyés dans la Loire.

    Comble de la cruauté et de l’horreur, les « mariages républicains » : des hommes et des femmes nus (y compris des prêtres et des religieuses) sont attachés en couples improvisés, face à face, et jetés dans la Loire. 

    Des milliers d'hommes, de femmes, d’enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la « baignoire nationale ».


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  • Voici quelques exemples, qui se passent de commentaires, des actes d'horreur qui se sont déroulés pendant la période révolutionnaire (Ils sont, pour la plupart extraits d'écrits républicains et non rapportés par les vendéens !) :

     

    • Le député Félix s'exclame le 2 avril 1794 : « Ces terres de Vendée sont très bonnes et peuvent facilement se passer d'engrais vu la grande quantité de brigands qui les engraissent ».

     

    • A Clisson, cent cinquante femmes furent brûlées sur un bûcher aérien sous lequel avaient été placés des barils afin de recueillir la graisse fondue. Dans le registre de Carrier on peut lire : « cette opération économique (graisse revendue)produisait une graisse cent fois plus agréable que le saindoux ».

     

    • Les archives départementales du Maine et Loire (HI/27/3) nous permettent de lire la déposition du Juge de Paix des Ponts de Cé, un certain Jean Humeau. Il fait état d’une tannerie de peaux humaines qui fonctionnait en cette commune en décembre 1793. Cette tannerie, sise au Pont Libre, était tenue par un nommé Lemonnier. Elle était alimentée par la peau de vendéens écorchés par le chirurgien major Pequel (4èmeBataillon des Ardennes) assisté de divers soldats. La tannerie alimentait ensuite un commerçant d’Angers, le citoyen Prud’homme, qui confectionnait des vêtements.

     

    • Hérault de Séchelles  écrivit à Carrier dans son ordre de mission : « Nous pourrons être humains quand nous serons vainqueurs ». Et des actes de barbarie, nous en vivrons alors en suivant les colonnes. Nouveaux nés jetés vivants dans les fours à pain, poudre à canon que l'on fait exploser dans le ventre des femmes, foetus que l'on arrache à coup de sabre du ventre de la mère et que l'on se lance de sabre en sabre...

     


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