• TROUBLES REVOLUTIONNAIRES

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    En avant propos, je vous invite à écouter le résumé de Jean-Marc Méfret :

    Ce qu'ont dit quelques "Grands Hommes" sur ces évènements vendéens

    "Bien soutenue et conduite, cette insurrection eut détruit quatre républiques" :  Napoléon

    "En 1793, La France faisait front à l'Europe, la Vendée tenait tête à la France. La France était plus grande que l'Europe. La Vendée était plus grande que la France". : Victor Hugo

    TROUBLES REVOLUTIONNAIRES

     

    RESUME

     

    TROUBLES REVOLUTIONNAIRES

    Quand la Révolution éclate, comme le montrent les cahiers de doléances rédigés au printemps 1789, le monde rural de la France entière attend des transformations, particulièrement une diminution des droits seigneuriaux et de la fiscalité.

    Il en est en Vendée comme ailleurs. Si la déclaration des Droits de l'Homme passe un peu au-dessus des préoccupations et des intelligences paysannes, la nouvelle de l'abolition des droits féodaux et des privilèges est accueillie avec satisfaction.

    En 1790, "le Grand et le Petit Lay" avaient été retenus pour donner leur nom au département de la Vendée.

    Mais, afin de ne pas froisser la susceptibilité des députés élus dans la région, avec le jeu de mots les deux laids, on leur préféra le nom d’un fleuve beaucoup moins considérable, la Vendée.

    Cependant la nouvelle administration, qui se met en place à partir de 1791, n'est pas toujours bien admise, surtout quand elle se met en devoir d'appliquer la politique religieuse voulue par la Constituante.

    Les paysans vendéens ne voient pas souvent d'un bon œil la confiscation des biens du clergé, perdent confiance quand on oblige leurs prêtres à prêter serment de fidélité à la nation et refusent bientôt de cautionner un pouvoir qui s'attaque à la religion.

     

    TROUBLES REVOLUTIONNAIRESQuand la République fait monter Louis XVI sur l'échafaud en janvier 1793, la résignation n'est déjà plus ce qu'elle était.

    Lafayette, chef des armées, doit défendre les frontières. Il ordonne, par décret de la Convention, la Levée de 300 000 hommes parmi les conscrits.

    Cet ordre met le feu aux poudres : l'Ouest rechigne à fournir un contingent à la Nation qui a déclaré la guerre à l'Europe. L' exaspération est d'autant plus forte que les membres de la Garde Nationale resteront sur place.

    Autrement dit , alors que les paysans subissent une forte famine et que seuls les plus vaillants sont capables de cultiver les terres, il leur faudrait aller se faire tuer pour des bourgeois qui paradent dans leur bel uniforme et qui perquisitionnent sans ménagement pour débusquer les prêtres non assermentés.

    La guerre aura bien lieu, mais pas aux frontières ! L'insurrection éclate.

    Ici et là, dans un mouvement qui fait boule de neige à partir du secteur des Mauges (environs de Cholet), les paysans mettent en fuite les services de tirage au sort, se cherchent des chefs et s'arment pour faire entendre aux autorités leur mécontentement et montrer leur détermination.

    Très vite, les enthousiastes du nouveau régime (car ils existaient bel et bien), surtout dans les villes, sont montrés du doigt, spoliés de leurs biens, arrêtés ou enrôlés de force. Le mouvement gagne toute une région, que l'on baptisera plus tard  "la Vendée Militaire" et qui comprend le territoire de la Vendée actuelle moins la Plaine et le Marais poitevin, le sud de la Loire-Atlantique, l'ouest du Maine-et-Loire et le nord des Deux-Sèvres.

    C'est dans cette région que s'organise la principale armée, l'Armée Catholique et Royale qui comptera de nombreux chefs : Cathelineau, d'Elbée, La Rochejaquelein, alors que d'autres héros illustres apporteront leur contribution aux évènements (Lescure, Bonchamps, Stofflet, Sapinaud). Plus au centre de la Vendée, se met en place l'armée commandée par Royrand, tandis qu'à l'ouest Charette, que ses maraîchins sont allés chercher chez lui, et Jean-Baptiste Joly, le vieux chirurgien de La Chapelle-Hermier, vont multiplier les coups d'éclat.

    La guerre, insurrection à motif religieux, va devenir politique et afficher très nettement des visées royalistes.

    Les Vendéens, appelés "Blancs", sont des paysans armés de fourches et, pour quelques-uns, de pistolets et de fusils de chasse. Ils sont inexpérimentés en matière de guerre. Les Républicains, appelés "Bleus" sont des soldats ayant déjà guerroyé aux frontières. Ils ont à leur tête les Généraux Westermann, Hoche, Marceau et Kléber.

    Dans les mois de mars, avril, mai, les victoires vendéennes se succèdent et Beaupréau, Machecoul, Chemillé, Cholet puis Thouars et Saumur sont l'une après l'autre enlevées aux républicains. Seules Fontenay-le-Comte à la mi-mai et Nantes surtout à la fin juin, ont échappé à leur courage, cette dernière tout particulièrement à cause des mésententes entre les chefs.

    Pourtant, la seconde offensive républicaine est brisée à Vihiers et à Châtillon, mais les Vendéens échouent de nouveau le 14 août devant Luçon, tandis que la Convention, pour venir à bout de ces irréductibles « brigands », envoie les « Mayençais », qui viennent d'abandonner le siège de Mayence sans avoir été vaincus. 

    Kléber à leur tête est subjugué par les qualités militaires déployées lors de la défaite qui lui est infligée à Torfou le 19 septembre.

    Mais les troupes de la république rassemblent leurs forces et à Cholet le 17 octobre mettent en déroute l'armée catholique et royale, avec les femmes, les vieillards et les enfants. Ce qui reste après le combat fuit au-delà de la Loire et les chefs s'accordent pour monter vers le nord, se fixant comme objectif Granville, où les Anglais pourraient débarquer, une fois la ville prise, pour amener des armes et des renforts. Les troupes vendéennes se traînent, combattent victorieusement à Laval et à Entrammes, mais sont défaites devant Granville le 14 novembre.

    TROUBLES REVOLUTIONNAIRESLa « Virée de Galerne », comme on a surnommé cet épisode, a tourné court.

    Le retour de ces hordes de soldats, de femmes et d'enfants qui les suivent, a quelque chose d'épique et de dérisoire : défaite devant  Angers et au Mans (11 décembre). La Loire, cette fois-ci, est infranchissable et les troupes républicaines traquent les Vendéens dans les marais proches de Savenay le 23 décembre. Près de cinquante mille Vendéens meurent ainsi dans cette « Virée de Galerne ».

    Pourtant les combats ne s'arrêtent pas pour autant; ceux des chefs qui ont réussi à traverser la Loire avant Savenay (La Rochejaquelein et Stofflet), ceux qui n'ont pas participé à la « Virée de Galerne » (Joly, Charette et quelques autres), harcèlent les Républicains sans relâche, tandis qu'à Angers et à Nantes les représentants de la Convention, Francastel et Carrier, appliquent à leur manière la politique de la Terreur. Des prisonniers sont fusillés ou noyés à Nantes et Angers, pendant que, dans le bocage, embuscades et coups de forces continuent.

    Pour mettre un terme à ces activités, le général Turreau organise les colonnes infernales, douze colonnes chargées d'anéantir la rébellion. Plusieurs se distinguent par leurs violences, violant, tuant, détruisant tout sur leur passage.

    Mais les Vendéens ne désarment, bien au contraire : la guerre étant plutôt devenue l'application du principe « œil pour œil, dent pour dent ».

    Ces pratiques commencent à gêner parmi les Républicains : Turreau est suspendu le 17 mai par le Comité de salut public et les colonnes sont renvoyées dans leurs casernes.

    Après le 9 Thermidor sont entamées des négociations qui préludent à la paix, signée le 17 février 1795 à La Jaunaye, près de Nantes, par Charette et Sapinaud, puis par Stofflet deux mois plus tard.

    Mais souvent les combats se rallument et consument une paix mal assurée par un mauvais respect des clauses acceptées à La Jaunaye, et surtout par l'intérêt que porte le comte d'Artois, frère cadet de Louis XVI, à la guerre.

    Celui-ci pourtant, alors qu'il a débarqué à l'île d'Yeu avec de nombreux soldats anglais et français et qu'il est attendu par Charette, refuse de faire le pas de plus. Cette décision va ruiner la cause vendéenne. La guerre dans un pays saccagé est devenue sans espoir et les deux chefs, Stofflet d'abord en février 1796, puis Charette un mois plus tard sont arrêtés et fusillés à Angers puis à Nantes.

    La contre-révolution vendéenne est finie.

  • Les paysans et artisans :

    paysan vendéen peint par Mme de la RochejacqueleinLes vendéens (au sens Vendée militaire) sont des gens simples qui vivent dans l'austérité. Ils vivent de peu et travaillent beaucoup. Ils vivent loin des villes, souvent dans des villages et hameaux . Ils sont  très attachés à leurs traditions, à leur terre et à leur religion. Ils pratiquent assidûment et sont dévoués à leur curé.

    Ils fondent de grands espoirs dans la révolution lorsque celle-ci commence. Ils participent à l'élaboration des cahiers de doléances. Ils sont représentés aux états généraux pour la bourgeoisie et accueillent avec satisfaction les premiers changements (suppression de la milice, suppression de droits et taxes...) 

    L'aristocratie :

    L'aristocratie de la Vendée vit assez modestement dans sa campagne et aspire elle aussi au changement. Elle en fait part dans les cahiers de doléance en souhaitant que la monarchie absolue laisse place à une monarchie plus démocratique.  

    Le clergé :

    Le prêtre en campagne vit très simplement, il n'a pas de fortune comme certains prélats. Son mode de vie ressemble à celui de ses paroissiens : simple et austère. Il a un impact très important sur les fidèles.

    A la veille de la révolution, le clergé aspire lui aussi à du changement et lors des états généraux il se joint dans une forte majorité au tiers état. 


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  • La plupart des métairies un peu considérables du bocage de la Vendée sont exploitées par deux métayers. Chacun a sa grange particulière, leurs deux étables sont séparées par un gros mur dans le même corps de bâtiment.

    Il en est ainsi de leurs maisons, bâties à côté l'une de l'autre et sans communication intérieure. Chacun a sa terre, ses prés. Les bâtiments sont tous couverts en tuiles recourbées ; elles sont arrangées en forme de gouttière et des tuiles semblables sont mises dans un sens opposé pour recouvrir les joints des premières. Les toits sont plats, comme en Italie. Les murs de la maison, construits en pierre grisâtre du pays, ont une teinte qui leur donne un aspect triste.

    SOURCES

    Une maison de métayer se compose de deux chambres ; on entre du dehors par la plus grande, qui, souvent, a une autre porte, presque en face de l'entrée. La cheminée est dans la pièce principale, elle sert à toute la famille pour se chauffer l'hiver et apprêter les repas. Il y a ordinairement deux ou trois lits dans cette chambre, et autant dans l'autre, plusieurs armoires et des coffres, pour serrer les provisions et le linge ; la maie, pour faire le pain. En général, il y a de l'encombrement, à cause de ce mobilier qui remplit trop de place.

    Dans la première chambre d'une maison de métayer se trouve le lit d'honneur, c'est à dire près de la cheminée : il est destiné aux plus âgés de la famille, car en Vendée, la vieillesse est en respect et en vénération. Ensuite l'autre lit est pour le fils qui leur succédera et sa femme ; ce sont eux qui font les grands travaux si le grand-père n'est plus en état de travailler. Le troisième lit est pour les filles ou servantes. Les autres hommes couchent dans la chambre en arrière. Tous ces lits sont entourés de rideaux en serge verte ou grise. Ils sont composés d'une paillasse très élevée et surmontée d'un matelas de plume et d'un traversin.

    Les Vendéens s'éclairent l'hiver avec une chandelle de résine. Elle est faite par les femmes avec de la grosse filasse qui leur sert de mèche, qu'elles trempent dans de la résine quand elle est refroidie ; elles la moulent en la frottant avec les doigts sur une planche. Cette chandelle s'accroche dans un morceau de fer qui fait ressort pour la retenir, ou dans la fente d'un bâton dont l'autre bout entre dans le mur. Cela fait une triste lumière qui fume beaucoup, c'est pour cette raison qu'on la met dans la cheminée ; elle suffit aux femmes, avec la lueur du feu, pour les éclairer pendant les soirées d'hivers.


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  • En 1789 les provinces de l’ouest avaient beaucoup attendu de la Révolution. Aussi, dès 1790, la déception s’installe dans les campagnes de l'Ouest pour les raisons suivantes: 

    - L’allègement des impôts avait surtout favorisé les propriétaires, minoritaires dans la région et la nouvelle répartition mise en place en 1790 par les municipalités tendait à pénaliser le monde rural. De plus la mise en place de ces mesures impopulaires pour les ruraux était assurée par les nouvelles gardes nationales composées essentiellement de citadins.

    La constitution civile du clergé heurtait les paysans dans leur foi. 

    En effet, le 12 juillet 1790, l'assemblée vote la constitution civile du clergé. Cette loi vise à soustraire l'église au pouvoir de Rome, en faisant des prêtres des fonctionnaires élus civilement :

    • Constitution d'une assemblée civile d'électeurs qui doit choisir les membres du clergé.
    • Les évêques ne sont plus nommés par le pape ou le roi, mais par l'assemblée civile.
    • Les prêtres et vicaires ne sont plus nommés par l'évêque mais par l'assemblée.

    Les prêtres en fonction doivent prêter serment à la constitution civile. Mais les prêtres, en majorité, refusent de prêter ce serment, et la population vendéenne les soutient.

    Les prêtres jureurs, assermentés, sont donc très mal accueillis en 1791 lorsqu’ils viennent remplacer les prêtres réfractaires. Ils deviennent la cible privilégiée des Vendéens. Leurs églises restent désespérément vides ; ils sont victimes d'intimidation et même de violence. Beaucoup craquent, et se sentant menacés quittent la Vendée.

    En 1792, les prêtres réfractaires (ceux qui ont refusés de prêter serment )  sont interdits de culte. Mais ils continuent à officier dans la clandestinité. Les cérémonies, et drainent de plus en plus de monde. Les pèlerinages et les messes ont lieu la nuit, dans la clandestinité, souvent sans prêtre, sous la direction d'un fidèle.

    SOURCES

    - Puis vint l’exécution de Louis XVI en janvier 1793, roi qui avait soutenu le ecclésiastiques en apposant son véto sur le décret de juin 1992.

    - Enfin, la réquisition des conscrit mit un terme aux espoir de toute une population :

    En effet, la Convention qui était début 1793 déjà en guerre contre la Prusse, l'Autriche, le Piémont, déclare la guerre à l'Angleterre, la Hollande et l’Espagne le 1er février 1793. 

    Ces décisions guerrières vont être l'élément déclencheur du mouvement, alors que des troubles divers se font jour dans différentes provinces (Bordeaux et Caen se sont constituées en gouvernements indépendants alors que Toulon se livre aux Anglais. Lyon s'est transformée en camp retranché, et le gouvernement central ne se fait plus obéir que par une trentaine de départements).

    La Convention décide le 24 février 1793 de lever trois cent mille hommes de troupe.

    Cette levée implique une contribution de quatre mille cent quatre vingt dix sept hommes pour la région. Par tirage au sort, des hommes célibataires de 18 à 40 ans vont être réquisitionnés pour aller défendre la France.

    Les fonctionnaires échappent à la réquisition, tout comme la bourgeoisie qui peut s'acheter un remplaçant. Ce sont donc les paysans et artisans qui seront tirés au sort et qui devront partir loin de chez eux, sur le front est, défendre la République. Et chacun sait que peu en reviendront.


    SOURCESLes paysans et artisans vendéens n'acceptent pas que les principaux bénéficiaires de la république (les fonctionnaires et les bourgeois) ne fassent pas parti du tirage au sort. Ils n'ont aucune envie de mourir pour la république, et encore moins de défendre les intérêts d'autrui...

    De plus, cette décision de conscription n'est connue qu'en mars et arrive sur un peuple fatigué, et fatigué plus encore par les rudesses climatiques qui depuis 1783 présentent un caractère exceptionnel :

    - inondations en 1783 suivies d'un hiver dur et précoce,

    - la sécheresse terrible de 1787,

    - et enfin l'hiver dramatique de 1788-1789 : les gels commencent mi-septembre, la Seine et la Loire charriant des glaces dès le 26 septembre. Il gèlera sans discontinuer jusqu'en janvier sur toute la France. La débâcle de la Loire commencera début avril. Au froid succèderont le dégel puis les inondations. Les seuls végétaux ayant réussi à pousser seront alors pourris par cette eau en surabondance. Pas de choux, pas de blé, pas de seigle, pas de vin, … 

    La fracture devient définitive entre les provinces de l’Ouest et le régime révolutionnaire !

    C'est la conscription, à Saint Florent le Vieil qui met le feu aux poudres...

    Le jour du tirage au sort, toute la foule est là pour refuser la conscription. La foule se fâche et lynche les patriotes qui s'enfuient. Leurs munitions sont dérobées. Saint Florent entre en guerre. Plusieurs patriotes ont été tués, la guerre est maintenant irrémédiable...

    L’insurrection gronde et s’étend en mars 1793 sur un territoire d'environ 10.000 km2, la Vendée militaire.


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  • Le vote de ce décret, qui condamne les ecclésiastiques non assermentés à la déportation, intervient à un moment de grande tension entre patriotes et partisans du roi.

    La France est en guerre depuis avril 1792 et, depuis la fuite de la famille royale à Varennes, les rapports sont tendus entre l’Assemblée et le roi.

    Ce décret fait partie d’une politique d’intimidation du roi de la part des girondins, qui craignent que les aristocrates ne profitent des premières défaites des armées révolutionnaires pour effectuer un coup de force contre la Révolution.

    Dans les jours qui suivent, l’Assemblée vote d’ailleurs également la dissolution de la garde constitutionnelle du roi, et l’appel à Paris de 20 000 gardes nationaux. Louis XVI met son veto à ce dernier décret ainsi qu’à celui sur les prêtres réfractaires.

    Ce veto comptera parmi les causes immédiates de la révolution du 10 août 1792.

    SOURCES

     

    Le roi Janus, l'homme aux deux visages

     Caricature représentant Louis XVI sous la forme de Janus aux deux visages :

     Qui d'un coté prête serment aux représentants de la Nation "Je soutiendrai la Constitution"

     et de l'autre affirme aux représentants de l'Eglise "Je détruirai la Constitution ".

     

     

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    SOURCES

    Exemple de première page d’un décret voté par l’Assemblée législative       

    L’en-tête, choisi par l’Assemblée dès 1789, comporte la devise de la monarchie constitutionnelle, révélatrice du nouvel ordre révolutionnaire. Les fleurs de lys attestent la continuité de la monarchie. Une couronne de feuilles de chêne, symbole de la puissance, encadre devise et symbole.

    Sur le côté gauche apparaît la formule du veto royal, « Le roi examinera », datée et signée Louis.

    Sceau de papier, pendant sur lacs de soie tricolore.

     

    Le veto : « Le roi examinera »

    Cette formule était prévue par la Constitution de 1791 : « Le consentement du roi est exprimé sur chaque décret par cette formule signée du roi : le roi consent et fera exécuter. Le refus suspensif est exprimé par celle-ci : le roi examinera. »

    La question du veto royal a fait l’objet de longs débats, entre le 31 août et le 21 septembre 1789. L’importance de la discussion s’explique par les circonstances : le roi refuse de sanctionner les textes fondamentaux votés en août : les décrets du 4 août et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

    La solution finalement adoptée, celle du veto suspensif pendant deux législatures, fait du peuple un arbitre entre l’Assemblée et le roi : si, à deux reprises, il élit une majorité favorable à la loi soumise au veto royal, il aura tranché en faveur de l’Assemblée.


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  • La Vendée militaire est le terme utilisé pour désigner le territoire insurgé lors de la guerre de Vendée.

    Répartie entre les anciennes provinces du Poitou, de l’Anjou et de la Bretagne, débordant donc largement des limites du département de la Vendée, elle comprenait également le sud de la Loire-Inférieure, le sud-ouest de Maine-et-Loire et le nord-ouest des Deux-Sèvres.

    Elle était en outre limitée par les places fortes républicaines : Nantes, Angers, Saumur, Thouars, Parthenay, Luçon, Fontenay-le-Comte et Les Sables-d'Olonne.

    SOURCES

     

    SOURCES

    L'armée d'Anjou (Catholique et Royale) était composée de l'Anjou et du Haut-Poitou. Forte de 40 000 hommes, elle eut à sa tête de nombreux généraux, conjointement ou successivement (l'espérance de vie d'un général est inférieure à un an !) : Autichamp, Bonchamps, Cathelineau, d'Elbée, La Rochejaquelein, Lescure, Marigny, Stofflet

    L'armée du centre, forte de 10 000 hommes, regroupait les cantons de Pouzauges, Mortagne, les Herbiers, Montaigu, les Essarts, Saint Fulgent et Chantonnay. Elle eut trois généraux : Sapinaud de la Verrie,Sapinaud de la Rairie, Royrand

    L'armée du marais, composée de 15 000 hommes, était implantée sur le pays de Retz et le Bas-Poitou et ne se joignit que très rarement au reste des troupes insurgées. Elle eut à sa tête plusieurs hommes, dont le plus grand conduisit séparément son combat : Charette 


    SOURCES


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  • Pour faire face à la pénurie de moyens de paiement, diverses initiatives furent prises.

    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les ActeursDes monnaies dites de confiance furent émises par des villes ou des particuliers, sous la forme de pièces métalliques ou de billets de valeur faciale généralement peu élevée.

     

     

     

    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les ActeursREFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les Acteurs

    Des monnaies « obsidionales » apparurent dans des villes assiégées. 

     

    Quant à l'Armée Catholique et Royale, elle émit des bons  « remboursables à la paix ».


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