• REFORME ET GUERRES DE RELIGIONS (AN 1492 A 1610)

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    Dès 1515, Michelle de Saubonne, de la famille des Parthenay-l'Archevêque, est favorable à la Réforme.

    Elle a rencontré Calvin à Ferrare et quand elle revient au Parc Soubise à Mouchamps, elle apporte la nouvelle doctrine qu'elle fait prêcher sur ses terres car elle souhaite moins de licence dans l'Église et plus une religion épurée. Les Bouchards, les Rohans, les seigneurs de Pont l'Abbé la suivent dans cette voie. Sa belle fille, Antoinette d'Aubeterre, puis son fils Soubise et enfin sa petite fille, l'humaniste Catherine de Parthenay, poursuivront cet héritage.

    REFORME ET GUERRES DE RELIGIONSLorsque Calvin arrive à Poitiers en 1534, il trouve un terrain favorable, et ses idées se répandent.

    Déjà les premières persécutions se déclenchent en Vendée contre les réformés (aux Essarts, où Marie Bécot est brûlée vive, à Fontenay, à Breuil-Barret, à Bournezeau, à La Châtaigneraie, partout des hommes ou des femmes sont arrêtés et condamnés à mort entre 1534 et 1548).

    Tandis que, renforcée par la répression au lieu d'en être amoindrie, la religion calviniste progresse, se développe avec insistance à Mareuil ou à Montaigu, touchant d'abord les nobles qui entraînent à leur suite les populations rurales. Pouzauges, Chantonnay, Mouilleron-en- Pareds, Aizenay, Le Poiroux deviennent des bastions du calvinisme en Vendée, mais aussi La Chaume, Saint-Gilles-sur-Vie et Beauvoir.

    Lorsque le massacre de Wassy en 1562 déclenche les combats entre catholiques et protestants, le bocage vendéen devient le théâtre d'engagements multiples : combat de Mouilleron, saccage de Luçon et des bourgades environnantes (avril 1562), siège et occupation de Fontenay. Pouzauges, Montaigu, La Châtaigneraie sont prises par les Huguenots en 1563 qui se réunissent en synode à Puybelliard. La paix d'Amboise ramène cependant le calme.

    Jusqu'à la Saint-Barthélémy en 1572, les violences s'allument puis s'éteignent au gré des trêves et des reprises de combats. Les scènes de pillage, d'incendie, perpétrées par l'un ou l'autre parti, se répètent et ravagent la Vendée : Bournezeau, Les Moutiers, Aubigny, Les Lucs, Martinet, La Mothe-Achard, Maillezais et les autres abbayes, Luçon et Fontenay de nouveau, Les Sables-d'Olonne, entre autres subissent les déchaînements guerriers, sont les enjeux de prises et de reprises et connaissent la ruine.

    A partir de 1574, le conflit devient plus politique, marqué dans le Bas-Poitou par la présence d'Henri de Navarre, le futur Henri IV. Il participe aux combats jusqu'en 1580, auxquels succèdent une paix relative pendant cinq ans. 

    Henri III, le roi de France, s'allie alors avec le roi de Navarre contre les excès de la Ligue catholique des Guise.

    Les Parisiens se révoltent contre leur roi et Henri de Navarre se joint aux troupes de son cousin.

    Mais Henri III, assassiné, laisse son trône à Henri de Navarre qui doit le reconquérir ! Après les victoires d'Arques et d'Ivry(1589 et 1590), il abjure le protestantisme et proclame l’édit de Nantes (1598) pour ramener la paix.

    Les territoires bas-poitevins, minés par des complications politiques aux fils inextricables, refusent pourtant de désarmer.

    Henri IV doit revenir en Bas-Poitou pour réduire les derniers ligueurs. Il nomme alors Sully gouverneur du Poitou et met tout en œuvre pour réparer les dommages de la guerre : il développe les communications, reprend l'assèchement des marais abandonné et encourage l'agriculture.

    L'œuvre de reconstruction est en bonne voie lorsqu'Henri IV est assassiné en 1610 par Ravaillac