• Première prise d'arme des Protestants par le pillage de Luçon

    La première prise d'armes des protestants en Vendée coïncide avec la première guerre générale de Religion en France, après l'affaire de Vassy, qui eut lieu le 1er mars 1562. 


    Malgré l'ordonnance du petit roi, Charles IX (On donnait souvent à Chartes IX le surnom de petit roi, à cause de sa courte taille), on vit surgir tout à coup un formidable parti de huguenots, armés d'épées, de pistolets, d'arquebuses, de piques, de hallebardes, de cottes de mailles, d'armures et autres bâtons défendus. Il venaient de Fontenay, de la Châtaigneraie, de Chantonnay, de Puybelliard, de Thiré, de Pouillé, de Foussais. de Montsireigne, et arrivèrent à Luçon le dernier jour d'avril 1562. 

    Les protestants brisèrent tous les autels el toutes les saintes images, mirent en pièces les livres de prières, avec une partie des ornements sacrés. 

    Ils pillèrent de la même façon les églises de Saint-Mathurin, de Saint Philbert et de Sainte Madeleine. Une grande partie des huguenots se dispersèrent ensuite dans les paroisses voisines. Ils ravagèrent les églises de Naillers et de Mouzeuil ; de Saint-Jean, de Saint-Nicolas et de Saint-Jacques de Fontenay, avec les chapelles des cordeliers et des jacobins.

    Les pillards se répandirent ensuite, pendant huit à dix jours, dans les paroisses du voisinage, dépouillèrent et rançonnèrent les habitants,emportant leurs meubles, et les accablant de coups pour les forcer à livrer l'argent qu'ils possédaient. 

    Un des moyens de torture qu'employaient ces persécuteurs des croyances catholiques, c'était d'attacher des oeufs durs brûlants sous les aisselles de leurs victimes. (C'est le traitement qu'ils infligèrent à un certain Chaillou, de la Benancisière, dans la paroisse de Chavagnes, qui faillit mourir des suites de ses horribles brûlures). 

    Le 2 décembre 1567, les huguenots, au nombre de sept à huit cents, abandonnaient Mareuil, d'où ils étaient chassés par Guy d Haillon, comte de Lude et gouverneur du Poitou depuis 1557. Repoussés également de la petite ville de Talmont, ils prirent leur revanche l'année suivante, contre Luçon et les Moutiers-sur-le-Lay. 

    Le 18 février 1568, un parti de réformés appelés casaques blanches, s'empara de la ville de Luçon. 

    Ces Vandales brûleront les portes de la cathédrale, massacrèrent cinquante neuf catholiques retranchés dans le clocher, et jetèrent les cadavres de leurs victimes dans une citerne, qui se trouvait dans l'église. 

    Ils s'acharnèrent ensuite à briser les verrières et les orgues, enlevèrent les ferrures des porles, brûlèrent les cierges, les livres et les ornements sacrés, et enfin mirent en pièce dix cloches, dont ils firent leur butin. Six de ces cloches appartenaient à la cathédrale, et quatre à l'église de Saint-Malhurin. 

    "Ils pendirent tous les chanoines, dit un chroniqueur du temps, avec tous les clergeons qu'ils trouvèrent"

    Le 27 février, les huguenots quittaient Luçon, laissant à l'arrière-garde les chariots qui portaient leurs bagages et leur butin. 

    Les soldats catholiques, venant des Sables, furent assez heureux pour arriver à temps, et leur donnèrent une chasse vigoureuse. Les calvinistes épouvantés prirent la fuite, passèrent le Braud et allèrent se réfugier à Marans. 

    Tout leur butin, les croix, les calices, les cloches et autres meubles d'église de grande valeur, restèrent aux mains des catholiques. 


  • Commentaires

    1
    nanne Profil de nanne
    Dimanche 24 Mars 2013 à 20:13

    Il y avait déjà des assassins .. malheureusement , y'en a encore des barbaries de ce genre , même si ce n'est pas en France , ce n'est pas excusable  . Bisous

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