• NAPOLEON ET LA VENDEE

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    Dans les années de troubles qui marquent le Directoire, les oppositions de gauche (jacobins) et de droite (royalistes) mettent en péril le gouvernement en place.

    Rien de surprenant donc qu'en avril 1799 les Vendéens appelés par les chefs royalistes reprennent les armes.

    Le général Travot s'y oppose jusqu'au 28 décembre, date à laquelle l'amnistie est décrétée par le général Bonaparte, nouveau Consul de France depuis le coup d'État du 18 brumaire, à tous ceux qui voudront bien déposer les armes.

    La pacification de la Vendée s’achève alors, avec le concordat de 1801 signé par l'abbé Bernier et qui assure la liberté religieuse. Seuls quelques milliers d'acharnés, surtout situés dans l'est du département et dans les Deux-Sèvres, qui refusent cette main tendue, forment le schisme de la Petite Église et reprochent à Pie VII la signature de ce concordat.

    NAPOLEON ET LA VENDEEBonaparte cherche à rétablir l'ordre et la confiance.

    Bien qu'admiratif de ces paysans qui ont fait selon ses mots une « guerre de géants », il les exempte de service militaire et, en même temps, pour mieux contrôler un département qu'il craint, il en transfère le chef-lieu à La Roche-sur-Yon, petit bourg plus central. Il y fait édifier une véritable ville nouvelle à vocation militaire et défensive où il multiplie les casernes (la grande guerre n'a-t-elle pas pu éclater parce qu'il n'y avait pas de force armée en Vendée ?).

    Parallèlement, il réorganise l'économie en versant des subventions, crée une route de La Roche-Napoléon à Beauvoir et développe l'enseignement secondaire en démarrant des établissements à Chavagnes, Fontenay-le-Comte, Les Sables-d'Olonne, Luçon et Montaigu.

    Pourtant Napoléon, rompant avec ses promesses concernant la conscription, ranime les braises de la révolte : les insurgés se multiplient sur les cantons d'Aizenay, Palluau, La Mothe-Achard et le mouvement, que ne calme pas la restauration de la monarchie, s'amplifie au contraire avec le retour de Napoléon lors des Cent-Jours, touchant Pouzauges, Les Épesses, Chantonnay.

    Seules la victoire du général Travot à Rocheservière le 21 juin 1815 et l'abdication de Napoléon après Waterloo ont raison des troubles.