• LEGENDES VENDEENNES

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    LEGENDES VENDEENNESLes légendes sont comme la mythologie des nations modernes.

    La vérité toute-puissante de l'Evangile a chassé des intelligences les êtres fabuleux qui peuplaient le vieux monde idolâtrique ; mais l'imagination populaire les a gardés, en partie, à l'état d'innocentes et naïves superstitions. 

    La mythologie légendaire de la Vendée semble planer, comme une sorte de nuée mystérieuse, au-dessus des grandes pierres mégalithiques, qui se dressent en témoins des époques primitives, à travers les blés et les buissons.

    Le voyageur ne passe jamais, le soir, près de ces colosses, sans éprouver un vague sentiment de religieuse terreur.

    Vous trouverez ci-dessous les principaux personnages auxquels se rapportent les légendes vendéennes... Si vous souhaitez plus d'histoires, je vous invite à visiter mon autre blog : "Que le monde est beau". De petits récits jalonneront vos découvertes des villes et villages de Vendée !

  • Des paysans racontaient il n'y a pas si longtemps de ça, qu'il y avait quelque danger à traverser, durant la nuit, le terrain occupé par les pierres druidiques. Sans parler des fradets et des dames blanches, qui couraient les ruisseaux et les fontaines en plein minuit, ces monuments redoutables sont habituellement visités par les garaches et par les loups-garous. Il serait imprudent, par exemple, de s'engager trop tard sur le pont de l'Eraudière : car on y a vu quelquefois sept loups-garous, sous forme de chiens noirs...

    Quelques explication sur ces croyances mystiques :

    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les Acteurs- Les fradets ou farfadets sont d'aimables et charmants petits lutins, qui hantent les maisons, la nuit, et viennent quelquefois écouler aux portes, pour entendre les joyeuses conversations des longues soirées d'hiver.

    Pendant le jour, ils se retirent dans les cavernes profondes, où ils gardent d'immenses trésors qu'ils ont amassés. 

    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les Acteurs

     

     

     

    Les dames blanches, qui ont donné leur nom à beaucoup de localités celtiques, comme le Ténement des Dames, la Fontaine et le Bois de la Dame, etc., sembleraient être un lointain et poétique souvenir des druidesses, habillées de blanc.

    C'est comme une apparition qu'on pouvait quelquefois apercevoir tout de blanc vêtue, et volant par les nuits glacées à travers les airs. 

    On donne aussi le nom de fées aux dames blanches, et la baguette magique qu'on leur attribue symbolise le merveilleux pouvoir de ces druidesses de l'Ile de Sain, qui soulevaient ou apaisaient à leur gré les tempêtes de l'Océan.. 

     

    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les Acteurs- La garache, dans l'opinion du peuple, est une personne humaine, un grand coupable, qui chaque nuit est changé en bête, pendant un espace de temps plus ou moins prolongé, selon la gravité de son crime.

    Pour ramener la garache à son état naturel, il faut la blesser de manière à faire couler le sang.

    Mais elle ne peut être atteinte par la balle, si l'arme n'a pas été chargée avec trois morceaux du pain bénit des trois messes de Noël. 

     

     


    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les ActeursLe loup-garou est aussi une personne humaine transformée en loup. 

    On lui prête un grand goût pour la chair fraîche.

    Dans certaines contrées, on lui donne même la réputation terrible d'étrangler et de manger les chiens et les petits-enfants. 

    Le monstre marche toujours à quatre pattes, et fait entendre, dans la nuit, les hurlements d'un loup.

    Sa gueule énorme est armée de dents crochues, et l'on voit ses yeux flamboyer comme deux chandelles au milieu des ténèbres. 

    Le loup-garou est aussi connu sous le nom de bêle bigourne, qui court la galipode. 

     

    Dans les cantons de Beauvoir et de Challans, on le nomme encore loup-cerve, bidoche ou miaque. Ce sont des variétés du genre :

    => La bidoche est inoffensive, et se montre sous la forme d'une chèvre ou d'un mouton blanc. 

    => Le loup-cerce a la couleur noire ou fauve. Défiez-vous : il est méchant, et peut faire un mauvais parti aux ivrognes attardés, surtout à la chaussée de Malentendu.

    => Au village de la Crosnière, le fantôme le plus redouté est le miaque, sorte de lutin, qui saute sur les meilleurs chevaux du marais, et les lance dans des courses folles, jusqu'à les exténuer. Dans ces galops vagabonds, le miaque mêle de telle sorte la crinière du coursier, qu'elle ne peut plus être démêlée par aucune main humaine.

     

    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les Acteurs- le cheval Malet, bien plus curieux et plus redoutable que le cheval de Troie.

    Connu en Normandie comme dans toutes les chaumières de la Vendée, il fait l'objet des plus terribles histoires, qu'on raconte aux enfants, sous le manteau de la cheminée. 

    C'est un coursier blanc magnifique, toujours sellé et toujours bridé, qui se présente, la nuit, au voyageur en peine et fatigué d'une longue route. 

    Il représente alors une tentation pour celui-ci. Si le voyageur enfourche cette monture, sa chevauchée se termine toujours au matin par sa mort, le cavalier est jeté à terre et meurt généralement sur le coup ou alors est piétiné à mort par sa monture, jeté dans un précipice ou dans une fontaine, voire dans tout type de point d'eau. Des traces de sabot « à la forme étrange » pouvaient être retrouvées à côté du corps.

    Les yeux du cheval Mallet émettraient une lueur qui éclaire son chemin lorsqu'il galope, et il n'y aurait qu'un moyen d'arrêter cet animal, « c'est d'avoir sur soi la rançon du voyage ». Jeter six pièces de monnaie marquées d'une croix devant lui pourrait aussi le stopper tout comme effectuer un signe de croix, et utiliser de l'eau bénite ou un sou marqué. Une médaille de saint Benoît (dite « croix des sorciers ») serait la seule protection efficace qui permet d'en prendre le contrôle pendant une nuit. 



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  • REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les Acteurs

    Croyance poitevines sur les dolmens et menhirs

    A l'approche de la fin de leur long règne, les fées allèrent trouver le Christ, qui devait leur succéder.

    Elles lui demandèrent la faveur d'être enterrées sous des diamants.

    Le Christ-enfant y consentit.

    Cependant, connaissant déjà la nature humaine et pressentant que les tombeaux seraient profanés, à peine les Demoiselles y avaient-elles été ensevelies, il étendit silencieusement son petit doigt sur chaque diamant. 

    Alors, chaque diamant devint un dolmen.

    C'est ainsi, selon la légende, que les Pierres-Folles, les pierres qui virent, recouvrent les ossements (légers comme du cristal) des fées mortes.

    Voilà pourquoi il y a tant de dolmens en Poitou.

     


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  • L'origine de Mélusine est royale. En effet, sa mère, la fée Présine, avait charmé son père Elinas, le roi d'Ecosse, non sans lui avoir fait promettre, avant leur mariage, de ne jamais chercher à la voir pendant qu'elle accoucherait. Elinas, oubliant sa promesse, enfreint l'interdit. Présine dut alors se réfugier avec ses trois filles, MélusineMélior, et Palestine, dans l'Ile perdue (Ile d'Avalon). 

    Lorsqu'elles devinrent grandes, celles-ci, usant de leurs pouvoirs de fées, décidèrent d'enfermer leur père dans la montagne magique de Northumberland. Cela parut trop sévère à Présine qui jeta un sort sur ses filles.

    Elle dit à Mélusine : " Tous les samedis tu seras serpente du nombril au bas du corps. Mais si tu trouves un homme qui veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi, tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier".

     

    Mélusine rencontre Raymondin dans la Forêt de Coulombiers près de Lusignan.

    Il y a longtemps, le comte Raimondin qui chassait avec des amis dans la forêt tua accidentellement son oncle Aimeri, comte de Poitiers, en achevant un sanglier furieux. Désespéré, Raimondin remonta à cheval et s’en alla droit devant lui dans la forêt.

    Tout à coup, au pied d’un promontoire rocheux, il découvre une source. C’est la fontaine de Cé. Le malheureux chevalier arrête sa monture. Au sommet du rocher apparurent alors trois belles jeunes filles. L’une d’elles était Mélusine. Raimondin en tombe amoureux et la demande en mariage.

    Grâce à ses pouvoirs, Mélusine réussit à faire innocenter Raymondin. La fée, accepte de l'épouser et lui fait promettre de n'avoir aucun doute sur son origine et de ne jamais chercher à la voir le samedi. En échange, elle offre à Raymondin sa fortune ainsi qu'une nombreuse et longue descendance.

    Durant la première année de leur mariage, Mélusine entreprit la construction de Vouvant, de Mervent et de la tour de Saint-Maixent: autant de places fortes qui contribuèrent à l'immense puissance de la famille Lusignan. Une seule nuit lui suffisaient pour édifier les plus imposantes forteresses (Tiffauge, Talmont, Partenay), des églises comme Saint-Paul-en-Gâtine, surgi au milieu des champs, les tours de la Garde à La Rochelle et celles de Niort, et même la ville de Lusignan.

     

    Un samedi poussé par la jalousie de son frère, le comte de Forez, Raymondin transgressa la règle de fit avec la pointe de son épée un trou dans la solide porte en fer qui gardait le chambre de sa femme. Et voici ce qu'il vit:

    "Mélusine se baignait dans une moult grande cuve de marbre, en signe de femme jusqu'au nombril, et se peignait les cheveux; et, du nombril en bas, en signe de queue d'une serpente, grosse comme une quaque à hareng, et moult longuement débattait sa queue en l'eau tellement qu'elle en faisait jaillir jusqu'à la voûte de sa chambre"

    Mélusine trahie s'enfuit dans un cri par le fenêtre et plus jamais son mari ne la revit sous forme humaine. Toutefois, la légende nous enseigne que Mélusine revint pendant trois jours, à chaque fois que l'une des forteresses qu'elle avait construites changea de maître, et qu'elle apparut toutes les fois que l'un de ses descendants fut sur le point de mourir.

     

     

     

     

     

     

     


    Histoire de Mélusine (Jean d'ArasLe chroniqueur Jean d'Arras rédige en1392 l'histoire de Mélusine pour Jean de Berry, récent acquéreur du château des Lusignan, qui désirait donner à sa famille des origines mythiques prestigieuses à l'image des héros grecs ou latins qui tous descendent d'un dieu ou d'une déesse.

    Par un jeu de mots, Jean d'Arras fait de Mélusine la mère Lusigne, la noble dame dont serait donc issu le lignage des Lusignan en Poitou. C'est là une manière adroite de flatter le seigneur qui le fait vivre : les trouvères du nord de la France comme les troubadours du Sud dépendent, en effet, étroitement des grands seigneurs dont ils célèbrent les exploits.

    A l'origine, Mélusine était probablement la représentation de la déesse gauloise Lucine qui présidait aux accouchements.

    Comme d'autres légendes, elle a été reprise par la tradition chrétienne.

     

     

     

     

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    Les dix enfants de Mélusine
    Mélusine
     donna dix fils à Raymondin. Mais le comte, quoique très fier d'avoir tant d'enfants, n'était pas toujours très a l'aise en les regardant.

    • - le premier, Urian - qui devint roi de Chypre - était "en tout point bien formé, sauf qu'il avait un visage court et tout en largeur, un oeœil rouge et l'autre pers [bleu et vert], et les plus grandes oreilles qu'on ait jamais vues à un enfant;
    • - le deuxième, Eudes, avait une oreille incontestablement plus grande que l'autre";
    • - le troisième, Guion, avait "un oeil plus haut que l'autre";
    • - le quatrième Antoine, beau et bien fait comme ses frères, sauf qu'il portait "sur la joue une patte de lion, et avant qu'il ait huit ans, elle devint velue, avec des griffes tranchantes"
    • - le cinquième, Renaud, n'avait qu'un oeœil, mais remarquablement perçant;
    • - le sixième, Geoffroy, avait une canine de 3 cm qui lui sortait de la bouche;
    • - le septième, Fromont, - qui devint moine à Maillezais - avait une tache velue sur le nez;
    • - le huitième, Horrible, incroyablement grand, avait trois yeux, et il était si féroce qu'avant 4 ans il avait tué 2 de ses nourrices.
    • - le neuvième, Thierry, était normal;
    • - le dixième, Raymonnet, était normal aussi.

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