• LE XXè SIECLE

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    L'ensemble des Vendéens paraît rentrer davantage dans le rang de la République avec la Première Guerre mondiale.

    LE XXè SIECLEMême si les rivalités politiques continuent d'être, tous contribuent à la défense de la patrie avec dévouement et efficacité. Depuis Georges Clemenceau, le Père la Victoire, devenu président du conseil en 1917, jusqu'aux poilus vendéens qui se distinguent dans les tranchées.

    Ceux-là même paient peut-être plus que d'autres, lorsque le 137e régiment d'infanterie de Fontenay est enseveli dans la Tranchée des Baïonnettes, près de Verdun.

    La période de l'Entre-deux-guerres voit ressurgir entre gauche et droite, entre républicains et traditionalistes, entre bleus et blancs, les mêmes désaccords, et cela bien que le Parti radical soit mieux admis en Vendée, bien que Clemenceau soit désormais reconnu par les siens.

    Aux temps du Cartel des gauches (1924-1926) et du Front populaire (1936), les luttes électorales restent encore âpres et souvent intransigeantes.

     

    Pour la Vendée, la Seconde Guerre mondiale, c'est l'occupation, les réfugiés des Ardennes, mais surtout, à partir de 1941, les gros travaux pour bâtir le Mur de l'Atlantique, pour lesquels les Allemands réquisitionnent au maximum la main-d'œuvre.

    Bien sûr la résistance existe, même si les maquis (celui de la forêt de Mervent par exemple) ne sont pas réellement de grande envergure, cependant qu'un grand militaire, le général Jean de Lattre de Tassigny, apporte son essentielle contribution à l'invasion du Reich par les armées alliées.

    Sous la quatrième et la Cinquième République, la Vendée reste à majorité conservatrice, votant dans son ensemble pour la droite en place.

    Mais l'évolution récente a entraîné industrialisation et développement du tourisme côtier, modernisation, donc rupture de l'inertie du milieu rural, et ouverture à d'autres hommes et à de nouvelles vues.

    Tout a contribué depuis vingt cinq ans à renouveler les mentalités vendéennes et à remettre en cause le rejet de la République et la glorification partisane de la légende vendéenne.

    Des mouvements actuels, nombreux chez les intellectuels, chez les écrivains, chez les responsables politiques, qui, le plus souvent, ont dépassé les clivages étroits, s'amplifient pour regarder en face, et avec plus de sérénité, une "Vendée en blanc et bleu" dont les deux parts coexistent, enrichissant ce département de leur complémentarité et de leur diversité.