• LE MOYEN AGE ET LES QUERELLES FEODALES (AN 987 A 1328)

    RETOUR VERS ACCUEIL 

    Née par le besoin de protection qu'éprouvaient les populations, la féodalité tisse les mailles de sa hiérarchie et organise la société autour des deux pôles que sont l'église et le château.

    LE MOYEN AGE ET LES QUERELLES FEODALESLes abbayes se multiplient (Maillezais, l'île Chauvet, la Grainetière, Trizay) et fondent de multiples prieurés et autant de paroisses. Elles connaissent une forte prospérité grâce aux donations faites par les plus puissants seigneurs qui veulent aider à la rédemption de leur âme.

    Un peu partout les moines se mettent à l'œuvre, s'attaquant aux forêts ou à l'assainissement des marais, tandis que les premières mottes féodales pourvues de fortifications de bois sont remplacées par d'imposants châteaux forts en lourds moellons. Ainsi à Fontenay-le-Comte, à Luçon, à Montaigu, à Apremont, à Talmont, à Olonne, à Mervent, aux Herbiers.

    À la tête de cette région se trouvent les comtes de Poitou, qui sont également ducs d'Aquitaine.

    C'est l'époque d'une expansion économique, avec progrès de l'agriculture et développement des activités côtières, pêche, commerce et sel, et religieuse, avec l'érection de nombreuses églises de style roman, dont certaines subsistent : La Chaize-le-Vicomte, Foussais, Longeville, Saint-Nicolas-de-Brem, Vieux-Pouzauges par exemple.

    LE MOYEN AGE ET LES QUERELLES FEODALESLe Poitou passe alors aux mains de l'Angleterre par le remariage d'Aliénor d'Aquitaine, héritière des comtes de Poitou, avec le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt en 1157. Richard Cœur de Lion, son fils, qui aime beaucoup le Poitou, se révolte contre son père avant de lui succéder en 1189. Richard Cœur de Lion, qui fait de Talmont un de ses lieux de résidence, comble de ses faveurs les abbayes de Talmont et d'Orbestiers et fonde celles de Lieu-Dieu en Jard et d'Angles.

    À sa mort, c'est son frère Jean qui lui succède.

    Souverain cupide et violent, il s'en prend à la grande famille des Lusignan, ce qui provoque la réaction des féodaux du Poitou et, sur leur demande, l'intervention du roi de France Philippe-Auguste qui reconquiert la province.

    En fait, la situation est indécise jusqu'en 1214 lorsque le prince Louis défait Jean à la Roche-aux-Moines et Philippe-Auguste ses alliés à Bouvines, avant d'accorder aux bourgeois de Poitiers des privilèges.

    Le Poitou est vraiment français lorsque saint Louis, contre lequel Geoffroy la Grand'Dent s'est révolté, le reconquiert. Il le remet alors en apanage à son frère Alphonse de Poitiers.

    Le XIIIe siècle est une période de progrès commercial (pour Fontenay et les ports vendéens), d'amélioration de la condition paysanne (affranchissement de nombreux serfs), d'assèchement des zones marécageuses (marais Breton et Poitevin) et de développement de l'Église (l'évêché de Poitiers est diminué des évêchés de Luçon et Maillezais nouvellement constitués en 1317).

  • SOURCES

    À partir du XIIIe siècle en France (plus tôt en Angleterre), les constructions étagées en pierre remplacent les édifices en bois ou en torchis trop fragiles face aux incendies (Chartres en 1134 et Dijon en 1137 sont entièrement ravagées par le feu). Un souci d’urbanisme se fait jour dans les règlements pour espacer les îlots bâtis, faire paver les rues et gérer la distribution de l’eau et l’enlèvement des ordures.

    Une véritable esthétique urbaine préside à la distribution des monuments et à leur mise en valeur, que ce soit des monuments religieux (église, palais épiscopal, couvents) ou monuments profanes (beffroi, hôtel de ville, places publiques).

    SOURCESL’habitat des classes supérieures comprend plusieurs étages avec des pièces spécifiques (cuisine, garde-robe, salle d’étude), des écuries, des jardins et tous les raffinements du confort (cheminées, vitres) et de l’hygiène (puits filtrants, évacuation des eaux usées et latrines). Cet habitat aristocratique conserve le souvenir du château rural avec une grande salle de réception (aula), une chapelle privée et une tour. Il adopte les dernières modes venues d’Espagne et d’Italie dans la décoration de ses demeures : pavements multicolores, fresques, peintures sur les plafonds et les meubles, reproduisant souvent le blason familial.

    En revanche, l’habitat populaire reste à la limite de l’insalubrité avec des pièces exiguës, peu aérées et mal éclairées par de modestes lampes à huile ou des chandelles de graisse animale. Chez les artisans, le rez-de-chaussée est occupé par l’ouvroir ou la boutique donnant directement sur la rue et par une pièce pour la vie familiale, tandis que les étages abritent des chambres et l’atelier de certaines professions (tisserands, orfèvres).


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique