• LA GUERRE DE CENT ANS (AN 1328 A 1453)

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    LA GUERRE DE CENT ANSDepuis 200 ans des conflits à répétitions entre Anglais et Français ont réduit les possessions anglaises sur le continent (la Normandie et une grande partie de l'Aquitaine ont été récupérées progressivement par les Capétiens).

    La guerre de Cent Ans a été déclenchée à cause d'une querelle dynastique pour la succession de Charles IV le Bel. Édouard III d'Angleterre, étant par sa mère Isabelle le petit fils de Philippe le Bel, pouvait prétendre au trône de France, mais il fut écarté, et Philippe VI de Valois lui fut préféré en tant qu'héritier direct descendant par les mâles.

    La première phase de la guerre a été marquée par de cuisantes défaites françaises à Crécy et à Poitiers. L'organisation politique et militaire française étant basée sur la féodalité, l'armée anglaise, plus réduite numériquement mais en revanche très organisée, a pu remporter des victoires écrasantes qui discréditèrent la noblesse française.

    Le roi Jean II le Bon a été fait prisonnier à la bataille de Poitiers en 1356 et fut retenu à Londres.

    Les Anglais ont essayé d'imposer un premier traité de Londres où la libération du roi serait faite contre 4 millions de livres et la cession de toute l'Aquitaine au royaume d'Angleterre. Ce traité n'aurait pas entraîné de renonciation d'Édouard III au trône de France.

    Mais les défaites françaises ont fortement discrédité la noblesse et en 1358 le pays est ravagé par la révolte des riches marchands parisiens menés par Étienne Marcel. Par ailleurs, Charles le Mauvais, autre prétendant au trône de France, voulait profiter des Jacqueries pour prendre le pouvoir.

    Les Anglais vont donc augmenter leurs revendications au deuxième traité de Londres où ils réclament l'Aquitaine et la Normandie (le tiers du territoire Français) mais conçoivent que pour obtenir une paix durable, il faut renoncer à la couronne de France. Cependant, pour obtenir la ratification de ce traité, il faut l'aval de Charles V qui exerce la régence durant la captivité de son père. Celui-ci, et avec l'accord secret de Jean II, réunit les États généraux qui refusent l'accord, ce qui permet de disculper le roi et le régent et évite un sort funeste à Jean le Bon.

    Édouard III organise donc une nouvelle chevauchée qui doit le mener à Reims, la ville du sacre.

    Contrairement aux chevauchées de 1346 et 1356 qui se sont soldées par des victoires anglaises écrasantes à Crécy et Poitiers, celle-ci est un fiasco. Édouard III est confronté à la tactique de la terre déserte, harcelé de toutes parts, affamé, privé de chevaux (morts par manque de fourrage). Les restes de son armée sont décimés par un terrible orage de grêle qui est interprété comme un signe divin. Enfin il apprend que des marins Normands ont attaqué et pillé le port de Winchelsea (mars 1360) semant une véritable panique en Angleterre. Il réembarque piteusement, après avoir négocié les accords préliminaires au futur traité de Brétigny.

    Son rêve d'être sacré roi de France, s'est évanoui avec cet échec et il monnaye la paix contre le roi de France qu'il retient en otage depuis la bataille de Poitiers.

  • Lorsque les Plantagenêts affirment leur droits sur la Couronne de France, la guerre, à partir de 1346 à Crécy, se concentre dans le nord de la France, mais la côte vendéenne connaît les incursions des Anglais, qui débarquent à Talmont et incendient l'abbaye d'Orbestiers.

    La grande peste fait ensuite passer les combats au second plan (1348-1350).

    La deuxième campagne voit les Anglais débarquer en Poitou et vaincre Jean le Bon à Poitiers en 1356. Jean Chandos, lieutenant du Prince Noir (Richard II) conquiert Niort, Fontenay, La Roche-sur-Yon, Montaigu, et ses troupes sèment à travers les campagnes la "terreur anglaise".

    LA GUERRE DE CENT ANS : Les évènements

    Le traité de Brétigny donne à l'ennemi les territoires poitevins (1360).

    Charles V rompt le traité en 1369, nomme Bertrand du Guesclin connétable et lui confie la reconquête.

    Celui-ci, aidé par Olivier de Clisson, épuise les Anglais par un harcèlement continu, reprend une à une les villes perdues et fait même tomber Poitiers en 1372. Le roi le récompense en lui confiant la châtellenie de Fontenay. Le Poitou revient alors en apanage au frère du roi le duc de Berry (celui des "Très Riches Heures") et, pendant vingt ans, se relève de la ruine, restaure ses défenses et retrouve la quiétude.

    Mais la guerre civile et les désordres, augmentés de l'incapacité d'un roi fou (Charles VI), relancent les ambitions du roi d'Angleterre. Henri V débarque en Normandie, triomphe à Azincourt en 1415 et se fait livrer le royaume de France par le traité de Troyes. Le dauphin (futur Charles VII) se réfugie à Poitiers dont il fait sa capitale, mais son armée ne subit que des revers contre les occupants.

    C'est alors que surgit Jeanne d'Arc.

    Lors de son épopée, la Pucelle d'Orléans est accompagnée par de nombreux seigneurs du Bas-Poitou : Gilles de Rays, Dunois de Mervent, Chabot-Perceval de La Roche-sur-Yon et Arthur de Richemont de Fontenay.

    Malgré l'arrestation de l'héroïne, l'impulsion est donnée et les armées du remarquable Charles VII, bataille après bataille, vont reconquérir le royaume par les victoires de Formigny (1450) et Castillon-la-Bataille (1453).


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