• L'Habitat

    SOURCES

    À partir du XIIIe siècle en France (plus tôt en Angleterre), les constructions étagées en pierre remplacent les édifices en bois ou en torchis trop fragiles face aux incendies (Chartres en 1134 et Dijon en 1137 sont entièrement ravagées par le feu). Un souci d’urbanisme se fait jour dans les règlements pour espacer les îlots bâtis, faire paver les rues et gérer la distribution de l’eau et l’enlèvement des ordures.

    Une véritable esthétique urbaine préside à la distribution des monuments et à leur mise en valeur, que ce soit des monuments religieux (église, palais épiscopal, couvents) ou monuments profanes (beffroi, hôtel de ville, places publiques).

    SOURCESL’habitat des classes supérieures comprend plusieurs étages avec des pièces spécifiques (cuisine, garde-robe, salle d’étude), des écuries, des jardins et tous les raffinements du confort (cheminées, vitres) et de l’hygiène (puits filtrants, évacuation des eaux usées et latrines). Cet habitat aristocratique conserve le souvenir du château rural avec une grande salle de réception (aula), une chapelle privée et une tour. Il adopte les dernières modes venues d’Espagne et d’Italie dans la décoration de ses demeures : pavements multicolores, fresques, peintures sur les plafonds et les meubles, reproduisant souvent le blason familial.

    En revanche, l’habitat populaire reste à la limite de l’insalubrité avec des pièces exiguës, peu aérées et mal éclairées par de modestes lampes à huile ou des chandelles de graisse animale. Chez les artisans, le rez-de-chaussée est occupé par l’ouvroir ou la boutique donnant directement sur la rue et par une pièce pour la vie familiale, tandis que les étages abritent des chambres et l’atelier de certaines professions (tisserands, orfèvres).


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