• Guy VI de la Tremoïlle

    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les ActeursAu XIVème siècle, la famille de la Trémoïlle remue toute la région . Ils ont des biens partout, jusqu'à 200 terres et plus de 50 titres.

    Nombre d'entre eux ont marqué l'Histoire de France. Ambitieux, souvent sans scrupules, violents et rapaces, rusés, ils comptent aussi parmi eux, hommes et femmes, des âmes très nobles et très désintéressées.

    Ci-contre leurs Armoiries :

     

    Guy VI de la Trémoïlle est né en 1346. Il s'est marié en 1382 avec Marie de Sully, princesse de Boisbelle, fille de Louis et Isabelle de Craon.

    De leur union, naîtront 2 enfants Marguerite et Georges. De la lignée de ce dernier verront le jour : 4 générations plus tard, la grande Diane de Poitiers (voir ci-dessous) et  13 générations plus tard, le grand général des Guerres de Vendée Antoine-Philippe de La Trémoïlle, Prince de Talmont :

    Généalogie partielle de la descendance de Guy VI de la Tremoïlle et Marie de Sully :

          Georges de la Tremouille et Catherine de L'Isle-Bouchard

                Louise de la Tremouille et Bertrand de la Tour, Comte d'Auvergne

                      Jeanne de la Tour d'Auvergne et Aymar de Poitiers, Seigneur de Saint-Vallier

                             Jean de Poitiers, Seigneur de Saint-Vallier et Jeanne de Batarnay

                                     Diane de Poitiers


    REFORME ET GUERRES DE RELIGION : Les ActeursCi-contre les Armoiries personnelles de Guy VI. Entre autres titres :

    - Seigneur de La Trémoïlle, Seigneur de Jonvelle, Seigneur de Courcelles, Seigneur de Conflans-Sainte-Honorine, Seigneur de Montigny

    - Baron de Dracy, Baron de Sainte-Hermine et de Mareuil,

    - Conseiller et chambellan du roi,

    - Grand chambellan de Bourgogne,

    - Garde de l'oriflamme de France,

    il est l'un des seigneurs bas-poitevins dont le nom se trouve mêlé aux grands événements accomplis pendant le dernier quart du XIVe siècle, ce qui lui vaudra le surnom de "Le Vaillant".

     

    Ainsi, entre 1377 et 1396, il est de toutes les grandes  batailles de France, d'Italie, de Flandre, d'Afrique du Sud, mais il est aussi de toutes les grandes députations et négociations de paix :

    - En 1377, il assiste à la prise d'Ardres sur les Anglais, accompagne, en 1379, le duc de Bourgogne contre les Flamands, fait, en 1380, partie de l'armée qui s'avance pour la défense de Troyes menacée par l'armée anglaise, accompagne Charles VII en Flandre, et se précipite le premier dans les fossés de Bourbourg.

    - Puis, avec le duc de Bourgogne et le connétable, il est chargé de négocier le mariage du roi avec Isabeau de Bavière.

    - En lui remettant l'oriflamme de France, dans l'abbaye de Saint-Denis, au moment de marcher contre les Anglais, en 1382, Charles VI le qualifie de vaillant chevalier.

    - Après avoir refusé, disent MM de Sainte-Marthe, l'épée de connétable, lors de la retraite d'Olivier de Clisson, il accompagna le roi aux noces de Jeanne de Nevers.

    - Chargé plusieurs fois de missions diplomatiques importantes il fut, en 1387, un des seigneurs envoyés par Charles VI pour pacifier Paris, et plus tard pour recevoir le duc de Bretagne lorsqu'il fit son entrée dans la capitale.

    - Le roi le choisit comme un des meilleurs et des plus adroits chevaliers de sa cour, avec les ducs de Bourgogne et de Bourbon et le comte de Vendôme, pour être un de ses tenants lors du tournoi fait pour l'entrée de la reine Isabelle à Paris.

    - Il se trouvait dans l'armée de ce prince, lorsque marchant contre le duc de Bretagne, il devint subitement fou aux environs du Mans.

    - Il fut un des seigneurs nommés par Froissart, avec les oncles du roi, qui décidèrent le conseil à conclure la paix en stipulant le mariage de Jean, fils aîné du duc de Bretagne, avec Isabelle de France.

    - Guy de la Trémoïlle, très estimé du duc de Milan, avait conclu avec lui à Pavie un traité par lequel le duc lui accordait 4.000 florins d'or de pension, à la charge de l'assister contre toute personne, et de ne faire aucune alliance contre lui, en exceptant toutefois le roi et les enfants de France, et le duc de Bourgogne.

    - Il accompagna, en 1395, Louis II, duc de Bourbon, dans sa campagne d'Afrique, puis lorsqu'il marcha pour secourir les Génois, et suivit Jean de Bourgogne en Hongrie.

    - Il fut l'un des chevaliers, princes et barons que Bajazet préserva du massacre après la funeste bataille de Nicopolis (16 septembre 1396) dans l'espérance d'en retirer une grosse rançon.

    Rendu à la liberté et revenant en France, il tomba malade, à Rhodes, et y mourut en 1397. Il fut inhumé dans l'église Saint-Jean selon son désir


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