• François-Joseph Westermann

    François-Joseph Westermann (né à Molsheim (Alsace) le 5 septembre 1751, guillotiné à Paris le 5 avril 1794)

     

    LA GUERRE DE CENT ANS : Les évènementsIl servit d'abord dans un régiment de cavalerie, qu’il quitta en 1773 pour la gendarmerie. Il adhéra pleinement à la Révolution et devint greffier de la municipalité de Haguenau.

    Venu à Paris, il prit part à la journée du 10 août, et fut un des premiers à pénétrer aux Tuileries. Nommé adjudant-général, il servit sous Dumouriez à l’armée du Nord. Arrêté après la trahison de celui-ci, il fut relaxé le 4 mai 1793.

    Nommé général de brigade le 15 mai 1793, il fut aussitôt affecté comme commandant en chef de l’armée des Côtes de La Rochelle. Le 18 juin 1793 pourtant, c’est Marat qui, à la Convention nationale, le dénonça « comme agent de Dumouriez » et pour « ses exactions en Belgique, pour soulever les Belges contre nos armées et anéantir leur réunion », dira-t-il.

    En Vendée, pourtant, son caractère implacable en fit la terreur des contre-révolutionnaires. Le 20 juin 1793, avec 1200 hommes, il prit d'assaut Parthenay, que défendait Lescure avec 6000 Vendéens.

    Il écrivit au Comité de salut public une lettre contenant le passage suivant, resté célèbre :

    « Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé ».

    Rappelé à Paris, après la bataille de Savenay du 23 décembre 1793, cet ami de Danton fut proscrit avec lui. Traduit devant le Tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort et guillotiné le même jour que les dantonistes.

    Lors de son procès, Danton nie être lié à Westermann :

    « On me parle aussi de Westermann, mais je n’ai rien eu de commun avec lui ; je sais qu’à la journée du 10 août, Westermann sortit des Tuileries, tout couvert du sang des royalistes, et moi je disais qu’avec 17 000 hommes, disposés comme j’en aurais donné le plan, on aurait pu sauver la patrie. »

    En 2010, des rues, dont une à Paris et une autre à Pantin, ainsi qu'un bateau de croisière sur le Rhin, portent encore le nom de celui qui fut surnommé "le boucher de la Vendée".


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